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L’investisseur coréen de Navya pourrait faire défaut

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10 millions en suspens. La fin d’année n’a pas été tendre pour Navya. Le constructeur de navettes autonomes basé à Villeurbanne a indiqué le 20 décembre qu’un financement de 10 millions d'euros qui semblait acquis pourrait finalement ne pas se concrétiser. Dans un communiqué, l’entreprise évoque la possibilité d’une «non-réalisation» de la souscription par son partenaire sud-coréen Esmo Corporation d’une émission obligataire de 10 millions d’euros. Aucune explication n’a été fournie sur le désengagement possible du Coréen, ce dernier ayant tout de même déjà apporté un premier versement de 10 millions en septembre 2019. Pour l’instant, Navya, qui indiquait disposer d’une trésorerie de 22 millions d’euros début décembre, a accepté de reporter au 21 février la date butoir de l’opération. Si Esmo ne devait pas apporter les fonds prévus d’ici là, les deux parties ont convenu de convertir en actions pour 9 millions d’obligations, au prix de 2,75 euros par action. Le Coréen abandonnerait dans un même temps le million d’euros restant. Esmo ne serait plus représenté au conseil de surveillance de Navya, et l’ambitieux projet de partenariat serait remplacé par un simple accord de distribution exclusif des véhicules Navya en Corée.

Partenariat industriels. Une mauvaise nouvelle pour l’entreprise de Villeurbanne, qui a opéré un recentrage stratégique en juillet 2019 en se concentrant sur la commercialisation de ses technologies auprès d'industriels (logiciel de conduite autonome et architecture de capteurs) plutôt que de concevoir et construire ses propres véhicules. Navya s’est notamment rapproché du français Charlatte Manutention pour créer une filiale commune, Charlatte Autonom, destinée à automatiser les tracteurs et chariots aéroportuaires. Les deux partenaires ont ainsi déployé un chariot sur l’aéroport de Toulouse Blagnac, opéré par le groupe 3S, un sous-traitant d’Air France. De quoi redonner un peu de baume au coeur à Navya dont l’action se traîne actuellement sous la barre de 1 euro, après une introduction en bourse à 7,25 euros en juillet 2018.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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