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Neutralité carbone en 2050: les moyens manquent

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Réforme fiscale profonde. La France risque de ne pas atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050 compte tenu de l’insuffisance de moyens mis en place. C’est le constat que vient de dresser l’Académie des technologies, établissement public administratif placé sous la tutelle du ministre en charge de la recherche, qui a pour mission d'émettre des propositions sur les questions relatives aux technologies et à leur interaction avec la société. «L’objectif de neutralité carbone visé par la France pour 2050 est particulièrement ambitieux. Cependant l’Académie doute que la stratégie présentée permette d’atteindre la neutralité, faute de moyens adéquats. Elle constate que les émissions de carbone envisagées pour les prochaines années ont été révisées à la hausse», souligne l’Académie des technologies dans un avis. Cette dernière regrette que les ambitions de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) ne soient pas accompagnées par une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) suffisamment rationnelle et cohérente. Elle considère qu’il conviendrait de mettre le coût de la tonne de carbone évité au cœur des politiques : «la fiscalité devrait pénaliser les émissions à hauteur des ambitions de neutralité carbone affichées, ce qui requiert sans doute une réforme fiscale profonde». À titre d’exemples, elle regrette que l’accroissement des puits carbone par une meilleure gestion des forêts ne fasse l’objet d’aucune mesure concrète. De même, l’établissement considère que le développement des véhicules électriques est conditionné à l’implantation de bornes dans les copropriétés, sachant que les obstacles juridiques et techniques ne sont pas encore évoqués.

Scepticisme vis à vis du solaire et de l’éolien. En matière énergétique, l’Académie des technologies mises sur le développement des biogaz, «dont la filière industrielle peut être complètement française contrairement à l’éolien ou au solaire qui sont de surcroît très consommateurs de matières premières par unité d’énergie produite». Le vecteur hydrogène peut également s’envisager pour des applications bien ciblées (transports lourds, flottes automobiles, etc.), et éventuellement injection d’hydrogène dans le réseau, sans toutefois se généraliser, notamment pour suppléer l’intermittence des énergies solaires et éoliennes. Enfin, la politique nationale vis-à-vis du nucléaire doit rester ouverte. «L’arrêt de centrales nucléaires ne devrait pas être anticipé s’il doit en résulter une augmentation des émissions de CO2, à moins que leur sûreté soit en cause», soumet l’Académie. En Allemagne, l’arrêt du nucléaire s’est accompagné par une hausse des émissions CO2 des centrales à charbon, indispensables pour suppléer les énergies éoliennes et solaires qui restent par définition intermittentes.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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