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Pour alléger le réseau de transports en commun, les trottinettes Tier nouent un partenariat avec la RATP

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40 trajets pour le pass Navigo. La start-up allemande Tier Mobility, leader européen des services de micromobilité partagée, indique qu’elle a redéployé progressivement depuis mi-avril l’ensemble de ses trottinettes électriques en France. L’entreprise entend ainsi participer à la politique de déconfinement dans les transports en proposant des modes alternatifs aux transports en commun. À cette fin, l’entreprise a noué un partenariat avec la RATP à Paris. Depuis le lundi 11 mai, l’opérateur propose à chaque détenteur d’un pass Navigo de bénéficier de 40 déblocages gratuits, soit l’équivalent de 40 euros. «Nous serons au rendez-vous pour compléter l’offre de transports publics, notamment à Paris. En raison des mesures de distanciation, il est clair que les transports publics ne pourront seuls faire face aux besoins des voyageurs. C’est pourquoi nous sommes à leurs côtés pour faciliter cette reprise progressive», indique Alexander Souter, directeur général France de Tier Mobility. Ce début de déconfinement s’accompagne d’un protocole sanitaire rigoureux dans les opérations, pour protéger collaborateurs et usagers. «Respect strict de l’ensemble des gestes barrière entre nos collaborateurs comme la distanciation physique par des heures de travail en décalé et le port obligatoire du masque, la désinfection régulière des trottinettes et une importante communication à l’endroit de nos usagers via l’application Tier notamment», précise l’entreprise.

Régulation. Candidate à l’appel d’offres de la Mairie de Paris destiné à retenir 3 opérateurs, Tier rapporte n’avoir procédé à aucun licenciement lié à la pause de ses activités en France et dans le monde. «Notre solidité financière qui découle d’un business model durable, le soutien d’investisseurs solides et les mesures de chômage partiel nous ont permis de nous démarquer de la majorité des acteurs du marché et de protéger les emplois et la pérennité de nos activités. C’est un signal fort à l’heure où les collectivités régulent le marché et souhaitent compter sur des partenaires fiables», lance Alexander Souter. Un discours qui tranche avec les concurrents Uber, Lime et Bird qui ont tous procédé à des vagues de licenciement (de 13 à 30% des effectifs). Uber a même profité de la crise pour devenir le premier actionnaire de Lime, dont la valeur a fondu de 80% en l’espace de deux mois. Dans l’opération, Lime va désormais cornaquer les vélos et trottinettes Jump, filiale d’Uber. Il est probable que les équipes de Jump soient toutes licenciées.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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