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Transports publics : vers un plan de soutien global

«Main tendue». Le Premier ministre Jean Castex a donné mandat à la ministre de la Transition écologique, de travailler à un plan global de soutien aux transports publics. Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, s’est félicitée de cette perspective mardi 21 juillet, après un entretien avec Barbara Pompili et Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports. «Nous allons saisir la main tendue par le gouvernement, a-t-elle déclaré, en espérant trouver un terrain d’entente» sur les compensations des pertes de recettes, mais également pour «sécuriser les investissements futurs prévus dans le cadre du contrat de Plan». Confrontée aux difficultés générées par la crise sanitaire et par la suspension des versements d’Ile-de-France Mobilités, la SNCF a d’ores et déjà indiqué qu’elle comptait suspendre 80 projets. IdFM a perdu 2,6 milliards d'euros du fait du Covid, dont 1 milliard de versement mobilité. L’an prochain, la baisse du versement mobilité est estimée à 500 millions d’euros en lien avec la crise économique.

Effet ciseaux. Face à l’effondrement de son modèle économique, l’ensemble du secteur des transports publics redoute d’avoir à restreindre l’offre de mobilité et à renoncer aux investissements nécessaires pour le maintien des réseaux et leur développement. Auditionné le 23 juillet par la Commission Développement durable de l’Assemblée nationale, Thierry Mallet, président de l’UTP, a souligné l’effet de ciseau provoqué par la crise sanitaire: baisse des ressources et augmentation des coûts d’exploitation, alors que les marges des opérateurs ne dépassent pas les 2%, et que les collectivités locales n'auront pas les ressources nécessaires pour combler les pertes. Sur l’ensemble de l’année, le versement mobilité devrait chuter de 20%, alors que la fréquentation est remontée à peine à 50% de la normale fin juin. Le recours au chômage partiel pendant le confinement a concerné 30 à 40% des effectifs des transporteurs, ce qui devrait permettre de compenser grosso modo les surcoûts liés aux mesures sanitaires. Le manque à gagner atteint aujourd’hui 4 milliards d’euros pour l’ensemble du secteur, d'où la nécessité d'un plan de soutien aux autorités organisatrices de mobilité. Le président de l’UTP a rappelé que le secteur représente 50.000 emplois directs, et même 100.000 si l’on rajoute les effectifs de la RATP.

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  • La rédaction
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