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Uber taille dans ses effectifs et ses investissements R&D

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25% des effectifs remerciés. Dans le «monde d’avant», 2020 était l’année où Uber comptait enfin atteindre la rentabilité. Mais le coronavirus a enrayé la belle mécanique déployée par le géant de la mobilité partagée. Les revenus de son activités VTC, qui composent les trois quart de son chiffre d’affaires, ont chuté de 80%, et son activité Uber Eats, qui explose actuellement (+50%), n’arrive pas à compenser les pertes. Le 18 mai dernier, Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, a indiqué par mail à ses employés la fermeture de 45 bureaux dans le monde et le licenciement de 3.000 d’entre eux. Cette annonce intervient deux semaines après une première vague de licenciement de 3.700 employés, ce qui représente au total pas moins d’un quart de l’effectif de la société (hors chauffeurs et livreurs qui ne sont pas salariés). Ces fermetures de bureaux, bien qu’elles permettent de rassurer les investisseurs, se joueront au détriment des relations à long terme qu’Uber tente de nouer avec les municipalités: ces dernières voudront probablement privilégier les acteurs qui ont maintenu leurs effectifs pendant la crise.

Recentrage. Uber a également indiqué qu’il procédait à plusieurs révisions stratégiques, en fermant certains projets annexes, comme son incubateur, moins d’une année après son lancement. L’entreprise ferme également son laboratoire de recherche en intelligence artificielle qui avait pourtant fait des avancées prometteuses sur l’apprentissage automatique, ainsi que sa place de marché à la demande Uber Works, lancée en octobre 2019. Enfin, la société indique qu’elle reconsidérerait son approche dans des domaines comme le fret (Uber Freight) et la technologie des véhicules autonomes. Uber a notamment arrêté son projet de vélos et scooters autonomes mené par sa filiale Jump. Le projet s’est arrêté lorsque Jump a été incorporé par Lime, à la suite de la reprise de Lime par Uber. Le groupe semble désormais se consacrer à son cœur de métier en misant sur les secteurs qui profiteront le plus du déconfinement: la mobilité complémentaire aux transports en commun (VTC, trottinette et vélos) ainsi que la livraison de repas. Sur ce dernier point, Uber tente actuellement de racheter son concurrent américain Grubhub sur la base d’un échange d’action.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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