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Une solution pour capturer 90% du CO2 des bus et camions

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Continuer à exploiter le parc actuel. Des chercheurs de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) viennent de breveter un nouveau concept qui permettrait de réduire de près de 90% les émissions de CO2 des poids lourds. Il s’agit de capturer le CO2 à même le pot d’échappement, de le transformer et de le stocker sous forme liquide dans un boîtier situé sur le toit du véhicule. Une fois retourné à la pompe, le CO2 liquide pourrait être retransformé en carburant, en utilisant des sources d’énergie renouvelables. Ce procédé, s’il était appliqué, permettrait de continuer à exploiter le parc actuel de véhicules, tout en baissant drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. L’EPFL indique que la totalité du procédé s’effectue dans une capsule de 2m x 0,9m x 1,2m, posée au-dessus de la cabine du conducteur (dans le cas d’un camion de marchandise). Le poids du dispositif (capsule et réservoir), sera d’autant plus intéressant que le véhicule possède une masse importante. Il représente ainsi 0,65% du poids d’un train, 0,40% de celui d’un navire de croisière, 1% d’un ferry, 5,4% d’un bus hybride, 7% d’un bus classique, 3,4% d’un car scolaire et 3% d’un minibus (11,8% d’un SUV et 7,25% d’une voiture). Les calculs des chercheurs indiquent qu’un camion consommant 1kg de carburant conventionnel permettrait de produire 3kg de CO2 liquide, et que la transformation s’effectue sans pénalité énergétique.

Source de chaleur à bord. Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l’EPFL ont combiné plusieurs opérations complexes, qui utilisent au maximum l’énergie disponible à bord, comme la chaleur du moteur. Les émissions du véhicule sont tout d’abord récupérées à même le pot d’échappement et refroidies, et l’eau est séparée des gaz. Le CO2 est ensuite isolé des autres gaz (azote et oxygène), par un système d’adsorption à température modulée. L’adsorption consiste à retenir à la surface d'un solide des molécules d'un gaz, ici en utilisant des matériaux spécifiques développés par une unité de l’EPFL Valais. Une fois saturé en CO2, ce matériau est chauffé, de sorte à extraire du CO2 pur. Des turbocompresseurs à haute vitesse développés par un laboratoire de l’EPFL Neuchâtel utilisent la chaleur du moteur pour comprimer le CO2 et le rendre liquide. Ce dernier est stocké dans un réservoir. Il pourra être transformé en carburant conventionnel dans une station spécifique, en utilisant de l’électricité verte, par exemple lorsque le camion fera le plein. L’EPFL entend désormais développer un premier prototype, tout en annonçant «qu’il peut falloir plusieurs années pour réaliser ce système dans la pratique».

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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