Le plan d’actions pour les mobilités actives (Pama) vient d’être présenté fin avril par Gérard Collomb, président de la métropole de Lyon. Il recense 400 projets dans l’agglomération, favorisant la marche et le vélo. L’expression « Modes actifs » regroupe tous les modes de déplacement dans la rue, sans autre apport que l’énergie humaine. Ils doivent être pensés en lien étroit avec les transports collectifs, le covoiturage, l’autopartage ou les taxis.
Le Pama s’inscrit donc dans une stratégie globale et partagée, faisant suite aux bilans tirés du plan modes doux, lancé dès 2003 et réactualisé en 2009. Ainsi, depuis 2005, la pratique du vélo a été multipliée par trois. On note que l’augmentation de sa pratique progresse deux fois plus vite en intermodalité qu’en mode principal, et que la part modale du vélo pour les trajets domicile-travail est passée de 4,5 % à 5,5 %.
Ces résultats sont à mettre au crédit des investissements réalisés en faveur de ce mode: linéaire cyclable et nombre des arceaux de stationnement multipliés par trois, et succès de Vélo’v, le système de location de bicyclettes (8,5 millions de trajets depuis son lancement en 2005). De son côté, la marche à pied progresse elle aussi.
Si l’on compare les chiffres de Lyon avec ceux de capitales européennes souvent citées en exemple, on constate que dans la zone centre, la part modale vélo et piéton cumule à 48 %, contre 42 % à Amsterdam et 46 % à Copenhague.
L’idée du Pama est d’aller encore plus loin, en développant les infrastructures, en multipliant les services et en étendant les concertations et la communication. Par exemple, il est prévu de faire passer le réseau cyclable de 600 kilomètres aujourd’hui à 1 000 kilomètres en 2020. Ces opérations, prévues dans le cadre d’une programmation pluriannuelle, ont été votées le 6 juillet 2015 et représentent un budget de 160 M€.
