Une dizaine d’autocaristes bretons exploitent des cars Macron. Parmi eux, Alain Roué, fait le point en tant que membre de Starshipper.
Il y a affluence aux périodes scolaires. En dehors, la clientèle s’approprie doucement ce nouveau mode de transport. Nous trouvons peu à peu notre place malgré la concurrence. La fidélisation ne vient pas du low cost, au contraire. Dans la galaxie Starshipper, nous misons beaucoup sur la qualité du service, de la « bienvenue à bord ». Nous avons de bons retours de la clientèle. Chez nous, la différence se fait aussi par l’espace dans un car de seulement 48 places, contre 53 ou 55. Notre défi, c’est maintenant l’accès au client par le digital. C’est notre nouveau métier, dans lequel nous nous investissons plus que jamais.
Le car n’est plus au centre. Ce n’est plus qu’un outil de travail. Le modèle économique s’en trouve changé, de type start-up. C’est l’ubérisation, le nouveau mode de commercialisation de notre métier. Derrière, nous pourrons déboucher sur autre chose que du transport: du tourisme, du voyage. Dans cette aventure, nous sommes un groupement, nous avons une démarche de mutualisation. Nous savons les limites à ne pas dépasser. Nous avons l’avantage de pouvoir nous appuyer sur les leaders. Ils font connaître l’autocar pour nous, notamment par leurs campagnes de communication, télévisée en particulier, dans lesquelles nous n’avons pas besoin de nous engager. C’est un atout.
