Les services techniques du PKT Gdynia ont remplacé les classiques auxiliaires diesel par des batteries sur 49 trolleybus du parc. Ces équipements, associés avec des supercapacités, offriraient 35 km d’autonomie sans fil. D’ores et déjà, 2 km de ligne sont ainsi exploités expérimentalement en bout de parcours, avec les premiers des 11 nouveaux Trollino 12 M à batteries livrés par Solaris. Une première étape qui s’insère dans les projets plus globaux de développement du réseau par des voies qui s’avèrent aussi bien classiques qu’innovantes.
PKT Gdynia, qui a déjà investi plus de 38 M€ (dont 46 % d’aide européenne) de 2007 à 2013, notamment pour l’achat de 29 Trollino Solaris et la création d’un nouveau centre de contrôle, vise la création de 10,6 km de lignes nouvelles en prolongement, au nord, au sud-est et au sud de la ville, des lignes dont les extrémités seraient exploitées avec des trolleybus hybrides (au sens caténaires plus batteries). C’est pourquoi, 11 véhicules, à livrer d’ici 2017, ont été commandés à Solaris. Ils seront équipés d’origine avec la traditionnelle perche, plus une double batterie lithium-ion équipée de supercapacités en remplacement du traditionnel moteur auxiliaire diesel
Dès cet automne l’extension du réseau sans caténaire vers le quartier de Fikakowo, au sud de l’agglomération, s’assortira de deux stations de rechargement. À plus long terme, la ligne de Sopot devrait être étendue vers Gdansk, à la limite nord du réseau de tramways. « Quelle que soit la solution d’alimentation, caténaire ou autonomie, on étudie [en raison de la grande longueur du trajet, ndlr] les possibilités de capter l’énergie à partir des sous-stations des PKP
Autre piste innovante en cours de préparation pour un lancement d’ici 2017, la récupération par le réseau électrique de l’énergie de freinage des trolleys, à l’image des systèmes ferroviaires des tramways. Cette technique est possible grâce à la nouvelle sous-station et au centre de contrôle spécialisé de distribution électrique, mis en place en 2015. En première étape, et en attendant mieux, on espère ainsi récupérer de 12 à 22 % de l’énergie restituée.
(5) Une première expérience en ce sens avait été faite à Gdynia, dès 1975, à partir d’un PR 100. Mais le poids considérable et le volume non moins important des batteries d’alors avaient nécessité la mise en place… d’une remorque!
(6) La ligne prolongée se brancherait sur les sous-stations du SKM (RER) qui relie Gdansk à Gdynia. Le réseau est électrifié en 3 kV continu, tension qui équipe les lignes des PKP (chemins de fer polonais), ce qui facilite la conversion en 0,75 kV continu, tension utilisée par les trolleybus.
