Le 17 juin, les subventions de la Commission européenne en faveur des transports ont été présentées par son président Jean-Claude Juncker, et Violette Bulc, commissaire aux transports. Le jour même, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des transports, a salué les 141 M€ destinés aux projets français « qui conforteraient notre position parmi les tout premiers bénéficiaires des crédits européens pour la période 2014-2020 », ce qui « récompense la qualité, la crédibilité et l’avancement technique des projets de transport élaborés dans notre pays ». Ces crédits vont permettre la concrétisation de « projets essentiels à la réalisation du réseau de transport transeuropéen en France, [notamment] le traitement des nœuds ferroviaires de Lyon, Marseille et Nice ».
La satisfaction ministérielle peut laisser pantois puisque pour les seuls crédits ferroviaires et intermodaux, qui totalisent près de 5 Md€ (85 % de l’ensemble des dotations transport), la France reçoit 30,1 M€, soit 0,6 % du total européen! Les pays d’Europe centrale et balkanique reçoivent plus de 90 % des dotations ferroviaires. La Hongrie (692,2 M€), la République tchèque (506,6 M€), la Slovaquie (288,1 M€), la Croatie (257,8 M€), la Slovénie (123,5 M€) et surtout la Pologne (1 670 M€) se taillent la part du lion au profit d’opérations ciblant les corridors paneuropéens.
