Le 27 juin sur le réseau TCL, le Sytral a entamé toute une série de tests visant à comparer les performances de plusieurs véhicules électriques. Ils s’échelonneront jusqu’au premier semestre 2017. Sur une semaine, et sans passager, sept modèles différents doivent permettre d’éclairer les choix de l’autorité organisatrice. Le véhicule E12/Dietrich Carebus-Yutong a ouvert la marche (photo). La semaine du 26 septembre sera celle du Bluebus de Bolloré, le 17 octobre du Ebus K9 de Byd, le 14 novembre de l’Urbino Electric de Solaris, le 28 novembre de l’Ebusco 2.1, le 13 décembre de l’Irizar i2e, et enfin, courant du premier trimestre 2017, le GX Elec d’Heuliez Bus fermera la marche.
Ces tests évalueront les performances en matière de mobilité et d’autonomie de roulage de ces différents modèles de 12 mètres de long. Ce sont les lignes 45 et C7, représentatives du réseau TCL, qui ont été retenues par le Sytral. La première en raison de son relief, et la seconde pour ses caractéristiques en termes de longueur et de vitesse commerciale.
Ces évaluations s’inscrivent dans le cadre de la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte (LTECV) votée en juillet 2015, en vue du prochain renouvellement de la flotte de bus, propriété du Sytral. Elle impose aux autorités organisatrices d’acquérir à hauteur de 50 % des véhicules à faible émission à partir de 2020, puis de 100 % à partir de 2025. Le Sytral fait remarquer que les 25 % de déplacements qui sont effectués en transport en commun dans l’agglomération ne représentent que 3 % de la pollution atmosphérique. Le réseau TCL se caractérise en effet par l’importance des modes de transport alimentés par l’électricité. Ils concernent à ce jour 72 % des déplacements. Le Sytral dispose cependant de 800 autobus thermiques, dont la moitié est aux normes Euro VI et Euro V Eev.
