L’Association des régions de France, (rare) modèle consensuel de notre système politique, veut prendre ses marques alors que s’ouvre une importante période politique, précédée par les primaires présidentielles à droite et à gauche. Aussi, la conférence de rentrée de l’association, qui s’est tenue le 6 septembre à Paris, huit mois après la mise en place des fusions régionales, a abordé les thèmes structurants qui réunissent les élus régionaux, toutes étiquettes politiques confondues.
Parmi les thèmes évoqués figurent bien entendu les transports. Ils représentent le premier poste de dépense des régions, qui sont désormais organisatrices de toutes les mobilités extra-urbaines, transports scolaires inclus. Cela pose les questions de transfert de charges entre départements et régions ou intrarégionales. Mêmes interrogations entre État et Régions reconfigurées, « qui doivent être des partenaires de l’État, y compris en tant qu’annonceurs des décisions », insiste Philippe Richert, président de l’ARF.
Côté transports donc, de nouvelles compétences organisationnelles, tarifaires et d’opérateurs s’ajoutent au fait que ces collectivités acquièrent une maîtrise de la chaîne de mobilité territoriale, avec l’obligation d’élaborer une offre de bout en bout. Cette nouvelle compétence enrichit, si l’on peut dire, la nouvelle région puisqu’il est question de coûts à transférer, d’une prise en main de nombreux trains d’équilibre du territoire (TET). Autant de questions discutées avec Alain Vidalies, secrétaire d’État aux Transports.
