Le VDL Futura FDD2 dans sa version de 14,19 m intimide forcément lors de sa découverte. Il y a le gabarit, puis la cavalerie: dame! 510 ch et 2 500 Nm, ça force le respect! Une fois au volant, on se sent pourtant bien: le tableau de bord rappelle beaucoup celui des petits frères FHD2 et FMD2, avec un avantage: la planche ayant dû être abaissée, elle n’apparaît plus aussi pénalisante lors des manœuvres de proximité.
La rétrovision est soignée et parfaitement fonctionnelle. Ce qui surprend le plus, c’est l’excellence de la vision directe, que ce soit sur autoroutes ou aux intersections! Bravo VDL! Ajoutez-y un mariage réussi entre le moteur DAF et la boîte ZF-AS Tronic et vous trouverez là un compagnon de voyage très, très plaisant.
Le poste de conduite recèle de nombreux espaces de rangements et a une finition impeccable. Il se révèle en outre très spacieux, ce qui est rare dans les doubles étages.
Les commandes de programmateur de vitesse ont été revues pour plus de simplicité. Le volant est agréable et le VDL braque très bien malgré son gabarit.
Seul l’embrayage piloté nous a surpris par de menues hésitations lors des départs.
Le frein d’aide au démarrage en côte est piégeur: il se coupe après 3 secondes!
Les freins sont très puissants, mais ils manquent un peu de progressivité à basse vitesse. Méfiance également sur certains ralentisseurs: pour respecter le code européen, l’engin est bas et peut toucher en certaines occasions.
Avec ses qualités et sa maniabilité, on en oublie le gabarit de ce paquebot de la route, et c’est là qu’est le danger! Centre de gravité et vélocité de cet autocar doivent bien rester à l’esprit du conducteur tant il est facile à conduire. Hormis cette réserve, ce n’est que du bonheur.
→ Accord moteur/boîte réussi.
→ Poste de conduite spacieux.
→ Visibilité exceptionnelle.
→ Superbe tenue de route et confort.
→ Embrayage piloté parfois hésitant.
→ Aide au démarrage en côte traitresse.
→ Freins manquant de progressivité à basse vitesse.
→ Autoradio Bosch Professionnal Line peu intuitif.
