Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Fédération Nationale des Transports de Voyageurs

Un 24e congrès sous le signe du changement

Le paysage français du transport de voyageurs est en pleine mutation. Pour en témoigner, le 24e congrès de la FNTV s’est tenu le 5 octobre à la Maison de la Chimie à Paris. Il a réuni des acteurs historiques du transport public comme la SNCF et la RATP, et des porte-paroles de Flixbus, Blablacar et Uber, nouvelles stars de la mobilité qui, en moins de dix ans, se sont fait un nom sur la scène internationale.

Ce plateau iconoclaste est à lui seul le symbole du dynamisme du secteur de la mobilité qui, comme l’observe François Xavier-Perrin, vice-président de l’UTP (Union des transports publics et ferroviaires), « ne manque pas d’imagination ».

Multi et intermodalité

L’essor des smartphones (environ deux tiers des Français en sont équipés) et du numérique bouleverse les pratiques individuelles et collectives et fait tomber les frontières entre les modes de déplacement. « L’intermodalité est là. Ce n’est pas un rêve, ni une chimère. C’est une réalité », affirme, chiffres à l’appui, Thibaud Symphal, directeur général d’Uber France. « Une étude de l’Ademe montre que 40 % des utilisateurs d’Uber sont totalement intermodaux. Cette proportion monte à 70 % pour les clients d’UberPool, le système de taxis partagés ».

Les politiques doivent s’adapter aux nouvelles attentes de leurs concitoyens mobiles et connectés. En Île-de-France, la présidente du conseil régional et du Stif, Valérie Pécresse, l’a bien compris. « Je serai jugée sur ma capacité à améliorer les déplacements en Île-de-France », a-t-elle déclaré à la tribune du congrès. Pour cela, elle veut « faire feu de tout bois », « décloisonner » et « innover »: Smart Navigo, plan vélo, ouverture d’espaces de covoiturage et de bornes de recharge électrique dans les parkings relais, bus express à très haut débit circulant sur les bandes d’arrêt d’urgence des autoroutes franciliennes les plus saturés. La présidente du Stif ne recule devant aucune mesure, même polémique, pour faciliter le transport et la vie quotidienne de ses 12 millions d’administrés!

Un enjeu pour les nouvelles régions

L’Île-de-France ne fait pas figure d’exception. Dans les 12 autres régions, la mobilité est également le sujet de préoccupation numéro 1. En effet, sous l’impulsion de la loi NOTRe, elles vont devoir gérer le transport interurbain à partir du 1er janvier 2017 et le transport scolaire à partir du 1er septembre 2017. Bernard Roman, qui a profité du congrès de la FNTV pour faire sa première intervention publique en tant que président de l’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières), y voit une « excellente nouvelle » et « une opportunité extraordinaire donnée aux élus pour se réapproprier le transport ».

Dominique Bussereau, président de l’ADF (Assemblée des départements de France), s’est quant à lui « chauffé » avant le congrès annuel de son association, en demandant la « modification de la loi NOTRe, très mal écrite, surtout dans le domaine des transports ». Pas sûr qu’il soit entendu. Également présent, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, lui a répondu: « il y a des combats nobles et il y a aussi des combats d’arrière-garde! »

Retour au sommaire

Auteur

  • Marie-Noëlle Frison
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format