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Le car pédagogique

Une formation renversante

Le 30 septembre, dans les locaux des Autocars Schidler à Metz, ont été présentés de nouveaux outils de formation à destination des professionnels et des autorités organisatrices de transport. Clou de l’événement, le car pédagogique Agora qui permet de mettre les occupants en situation de renversement.

Tous les professionnels le savent, et le redoutent, les cas d’accidents d’autocar qui se terminent par un renversement du véhicule se soldent généralement par un bilan humain lourd, au moins en termes de blessures graves. Si les formations préparent théoriquement conducteurs, accompagnateurs et passagers – scolaires, pour l’essentiel grâce aux nombreuses campagnes de l’Anateep – à ce type de situation, bien peu ont à ce jour eu la malchance de tester in situ un renversement. Le car pédagogique développé par Agora Formations se propose de remédier à ces lacunes en permettant au conducteur et à 16 passagers d’évoluer dans un bus couché sur son flanc. L’objectif poursuivit est clairement de favoriser les bons réflexes au sein d’un véhicule qui a subi ce type d’accident.

Concrètement, l’ensemble est constitué d’un minicar installé sur des vérins montés sur un porte-char. L’ensemble des stagiaires, conducteurs et passagers, monte dans le véhicule installé en position normale, sur ses roues. Le formateur, lui aussi présent dans le car, actionne alors le dispositif de retournement qui incline doucement le car sur son flanc gauche, les 90° sont parcourus en une vingtaine de secondes. Dès lors, l’exercice peut commencer. Il s’agit d’apprendre à se déplacer dans un véhicule couché, de repérer les différentes issues de secours disponibles, de s’orienter vers les trappes d’évacuation, d’évacuer l’ensemble des participants par les trappes de pavillon et de se mettre en sécurité à l’extérieur, dans une zone adaptée.

Le plus proche possible de la réalité

Bien sûr, il manque à cet exercice le choc de l’accident, les éventuels bris de glace, l’éparpillement des bagages dans l’habitacle, les blessures et la panique générée par la surprise, mais cette première prise de contact avec une situation anormale se révèle extrêmement formatrice.

Les invités de cette journée portes ouvertes au sein des Autocars Schidler ont ainsi pu découvrir combien il peut être difficile de détacher sa ceinture de sécurité dans une position couchée, combien l’imbrication – voire le poids – des passagers assis les uns à côté des autres peut gêner tout mouvement rapide d’évacuation, etc. Dans de tels cas de figure, le rôle du conducteur s’avère bien entendu essentiel, puisqu’il est celui qui connait le mieux le véhicule et sera à même, s’il n’est pas blessé lui-même, d’aider et de guider les autres victimes du drame. Encore faudra-t-il qu’un incendie ne se soit pas déclaré, car la situation pourrait dès lors très vite tourner au cauchemar.

Pour compléter cette première séance de formation, Agora propose d’initier les conducteurs à la maîtrise des incendies et au secourisme. Dans ce registre, une démonstration a eu lieu le 30 septembre, les pompiers de Metz ayant pu procéder à l’évacuation de faux blessés installés dans le véhicule couché. Pour ce faire, le pare-brise du car est monté sur charnières, ce qui permet de simuler sans risque son éclatement, ou son enlèvement pour accéder à l’habitacle.

De nouveaux outils dans le paysage de la formation

Ce car pédagogique d’un nouveau genre est révélateur des outils désormais disponibles pour les entreprises désireuses de proposer à leur personnel des cessions de formation continue les plus réalistes possibles.

Le groupement Réunir ne s’était d’ailleurs pas trompé en présentant parallèlement son simulateur de conduite Cassiopée, très prisé pour les formations de conduite sécurisée ou économique.

Dans le même ordre d’idée, l’Ifrac avait fait le déplacement, car l’organisme a intégré l’usage du car pédagogique dans son offre de formation continue à destination des conducteurs.

Enfin, nombreux étaient les représentants de diverses autorités organisatrices de transport – pour l’essentiel des départements – venus là pour assister à la démonstration d’un outil dont ils peuvent facilement cofinancer l’usage, afin d’améliorer encore la sécurité des services de transport dont ils ont la compétence.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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