Hormis la garde au sol rehaussée, rien ne permet d’identifier un Sprinter 4x4 de ses pendants 4x2. Au tableau de bord, on notera juste l’apparition d’un interrupteur enclenchant le crabotage de la transmission. L’enclenchement n’est effectif qu’après avoir commencé à rouler. Si on peut le faire en marche, le mieux, pour préserver transmission et confort, est de le faire à l’arrêt. Le désaccouplement peut se faire indifféremment en marche ou à l’arrêt. Notez que les aides à la conduite (antipatinage et ESP) restent actives. L’électronique crée, via une action sur les freins, un différentiel à glissement limité artificiel (fonction 4ETS chez Mercedes-Benz). Mais pour que cela fonctionne, paradoxalement, il faut accélérer franchement et oublier les conseils habituels de conduite sur neige.
La prise en main, dans les gravières bien boueuses situées derrière le parc Eurexpo à Chassieu (Rhône), a révélé des aptitudes qui dépassent le simple cadre de la route enneigée. Le véhicule essayé était chaussé de pneus été, la monte pneumatique pouvant également changer du tout au tout les aptitudes du véhicule, sur et hors goudron.
La motricité et le couple moteur du 2 143 cm3 Mercedes-Benz OM 651 dans sa version de 163 ch sont tels que l’on pourrait presque envisager d’aller là où il n’y a plus de route. C’est techniquement faisable, mais assurément pas recommandé pour la cellule, la caisse autoportante travaillant beaucoup en torsion sur les tracés « trialisant »: cela se mesure aisément au niveau de la porte latérale coulissante. Pour les services de navettes en stations, ou les lignes scolaires isolées, ce véhicule constitue une forme d’arme absolue pour pouvoir rouler par tous les temps. Le fait de pouvoir rouler en 4x4 sur route pourra aussi être appréciable sur chaussée détrempée. Reste le problème du prix d’acquisition, le Mercedes-Benz Sprinter Transfer n’ayant pas la réputation d’être bradé.
