L’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) vient de publier le bilan des cars Macron. Le premier rapport annuel sur ce secteur émergent fait état de 3,4 millions de passagers, 40 millions de chiffre d’affaires et 1 350 emplois créés. Ces chiffres couvrent la période allant du 8 août 2015, date de l’ouverture du marché, au 30 juin 2016. Ces cars circulent sur un réseau reliant près de 200 villes françaises, avec plus de 1 000 liaisons dont la moyenne est de 238 kilomètres.
Le rapport de l’Arafer montre que les cars Macron entrent en concurrence frontale avec les lignes TGV et Intercités. En effet, près de 86 % de personnes qui ont voyagé en car l’ont fait sur des liaisons de moyenne ou longue distance, également desservies par des trains grandes lignes de la SNCF. En revanche, « peu de services librement organisés doublonnent avec des services conventionnés au niveau régional. Ainsi, sur les 45 000 liaisons ferroviaires desservies par TER, 160 le sont seulement par un autocar Macron », indique l’Autorité de régulation.
Concernant les liaisons inférieures à 100 km, l’Arafer recensait 171 déclarations au 30 juin, dont environ 70 % étaient susceptibles de concurrencer un service de transport conventionné. Soixante-sept liaisons ont été autorisées, mais seules neuf ont fait l’objet d’une commercialisation pour moins de 1 500 passagers transportés
Le dernier volet du rapport annuel porte sur les gares routières de voyageurs. L’Arafer note à la fois un sous-équipement et une inadaptation des gares historiques qui ne répondent pas toujours aux besoins des transporteurs. Pour améliorer la situation, l’Autorité va s’attacher dans les mois à venir à préciser le cadre de leur régulation, notamment pour la tarification et l’allocation des quais pour l’embarquement et le débarquement des passagers.
(1) En dehors de la ligne Le Puy-en-Velay–Conques, opérée par Migratour.
