Que l’actualité du secteur des bus et des cars est riche en ce début d’année! Entre la publication par le Stif du nouveau réseau du Grand Paris des Bus et celle, par le ministère de l’Écologie et des Transports, du Cadre d’action national pour le développement des carburants alternatifs pour les sept prochaines années, le secteur du transport de voyageurs a devant lui une planification industrielle que peuvent lui envier la plupart des autres secteurs économiques. S’ajoutent à cela les avancées de la billettique dématérialisée, indispensable pour l’opérateur qui veut fidéliser sa clientèle, ainsi que l’exemple de Keolis, qui s’approprie et démocratise l’usage du taxi en le mâtinant de transport collectif.
La saga du réseau belfortin Optymo illustre, elle, la stratégie de desserte de voyageurs qu’une communauté d’agglomérations peut développer avec ses partenaires autocaristes.
Comme un fait exprès, la bourde des ministres européens, qui pénalisent le transport de voyageurs en l’associant à l’Alliance du routier destinée au transport des marchandises par la route, dévoile enfin la spécificité incontestable du TRV par rapport au TRM. Alors que ce dernier est sapé par le dumping social, le report modal et ses premières limites d’autonomie, le transport de voyageurs entre de plain-pied dans la mobilité et s’y déploie à l’aise. Normal, la mobilité est le propre des hommes et répond à une ambition sociétale nouvelle qui est encore à déterminer. Totalement inscrit dans cette mobilité, le transport par route de voyageurs suit donc désormais sa propre route. Il lui revient de la tracer à son idée et pour son propre profit.
