Depuis 2003, Martin Trépanier, professeur à l’École polytechnique de Montréal, travaille en lien avec la Société de transports de l’Outaouais, située à Gatineau, précurseurs de la carte à puce en Amérique du Nord, sur l’optimisation des traces numériques issues des cartes à puce des passes de transport. C’est en 2013 que Thalès prend contact avec son équipe. « Cette multinationale française, qui fabrique des systèmes de paiement par cartes à puce, s’est intéressée à nos méthodes d’exploitation de ces données, explique-t-il. Nous avons donc travaillé ensemble à des fins de visualisation, mais aussi de planification. Nous avons aussi des contacts avec la SNCF, ainsi qu’avec d’autres sociétés de transport québécoises. »
L’idée est de valoriser ces systèmes qui coûtent cher à l’opérateur et donc de trouver une façon d’en tirer des bénéfices. « Xérox et Thalès disposent déjà d’outils d’analyse des données billettiques. Notre rôle consiste à proposer de nouvelles méthodes de traitement ou à contribuer à les améliorer. Dans le cas de Thalès, nous avons perfectionné l’algorithme de destination, ainsi que les méthodes de classification des usagers, celles de visualisation, etc. C’est ce que l’on appelle de la Business Intelligence (BI): comment faire des données de billettique un outil d’amélioration du réseau? Le défi est loin d’être relevé. »
