Le Stif et la RATP ont lancé conjointement une consultation pour l’achat d’autobus électriques de 12 et 18 mètres destinés à s’adapter à leurs installations de recharge.
Le Stif et la RATP jouent la carte du pragmatisme et testent avant de choisir. Décidés à renouveler rapidement leurs parcs d’autobus jusqu’à obtenir une flotte propre en 2025, le Syndicat des transports d’Île-de-France et la RATP ont lancé, le 13 février, un appel d’offres pour acquérir des véhicules électriques capables de s’adapter à leur système de recharge partielle des batteries en terminus. Dans cette optique, les deux partenaires achèteront, pour un montant compris entre 10 et 40 millions d’euros, deux lots différents comprenant des bus électriques standards de 12 mètres et, en option, des bus articulés de 18 mètres ou des bus à haut niveau de service (BHNS). Les lots seront testés par deux titulaires différents sur le confort de leur climatisation, la performance des batteries et, surtout, l’interopérabilité entre les bus et les bornes de recharge installées dans les terminus.
À partir du résultat de ces tests, et de ceux qui seront réalisés avec les BlueBus de Bolloré commandés en novembre 2016, la RATP lancera en fin d’année, à la demande du Stif, une série d’appels d’offres massifs pour s’équiper en véhicules propres. Le choix tiendra compte des perspectives d’améliorations techniques de la marque, de la capacité de production des industriels et de la baisse des prix qu’ils consentiront. Des critères aussi pragmatiques que la méthode employée, mais qui ne garantissent pas la pertinence écologique de la technologie qui sera élue. L’électricité ayant plusieurs sources possibles de production, les technologies ne sont pas toutes aussi vertueuses.
