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Des transports en commun planifiés pour 2020

La gestion des mobilités à l’intérieur de Masdar City a tout d’une ville durable: encouragement à la marche et au vélo, interdiction aux voitures de circuler et développement de systèmes de transport électrique. Tous les problèmes sont cependant repoussés à l’extérieur de l’éco-cité.

D’immenses parkings bordent Masdar City car la plupart des visiteurs s’y rendent en voiture privée ou en taxi. La connexion en transport en commun avec la ville d’Abu Dhabi est planifiée pour 2020, mais l’utilisation du réseau est un vrai challenge au vu des habitudes de déplacement majoritairement automobiles des Abudhabiens. Masdar City met la marche sur le devant de la scène. L’étroitesse des rues et la tour à vent assurent un air frais dans les rues. L’objectif est de créer une ville de proximité, où les habitants et les visiteurs peuvent aller à pied d’un bâtiment à l’autre, afin de favoriser les échanges et l’émergence d’un esprit communautaire.

La ville dispose aussi d’un système de transport dit PRT (Personal Rapide Transit ou transport personnel automatisé) mis en place par l’entreprise hollandaise 2getthere. Le système est composé de véhicules électriques autonomes qui suivent des voies dédiées entre deux stations et qui peuvent accueillir jusqu’à quatre adultes et deux enfants. Un appel d’offres a été lancé en janvier 2017 pour étendre ce réseau à l’ensemble de l’éco-cité. Les véhicules devront être 100 % autonomes, sans chauffeur ni émission carbone, et fonctionner dans un milieu aride comme le désert, de la même façon que ceux déployés par 2getthere actuellement.

Le PRT en place a atteint le niveau 4 des véhicules autonomes (SAE4), selon l’association SAE International qui réunit 128 000 ingénieurs dans le monde. Selon Robbert Lohmann, directeur général des opérations de 2getthere, leur technologie serait la seule à avoir atteint ce niveau d’autonomie dans le monde. Le niveau 4 signifie que le conducteur n’est plus sollicité du tout, le véhicule étant en capacité de gérer toutes les situations prévues dans des cas d’usages prédéfinis.

La façon de penser les déplacements doit changer

Il existe seulement trois façons de se rendre à Masdar City: en voiture, en taxi ou en bus. Abu Dhabi dispose d’un parc de 7 539 taxis et de 331 bus et minibus. Tout un réseau de transport appelé « metro line » sera développé dans la prochaine décennie. D’ici à 2020, ce sont 60 kilomètres de lignes qui seront mises en service, avec 18 kilomètres de métro souterrain, deux lignes de métro léger de 15 et 13 kilomètres, et 14 kilomètres de lignes de bus à haut niveau de service. Sept milliards de dirhams, soit 1,8 milliard d’euros, sont nécessaires à ces développements. Grâce à ce réseau de transport, tous les grands quartiers d’Abu Dhabi seront reliés les uns aux autres, de la Corniche à Saadiyat Island à Masdar City.

Malgré l’ampleur des investissements prévus dans les infrastructures de transport en commun, rien n’est dit sur la conduite du changement des habitudes des Abudhabiens. Le défi est de taille, sachant que les parts modales observées en 2012 par l’Union internationale des transports publics sont de 72 % pour la voiture privée, 11 % pour le taxi, 5 % pour les transports en commun et les 12 % restants pour les modes non-motorisés. Il y a 482 889 voitures personnelles pour 900 000 habitants, soit environ 536 voitures pour 1 000 habitants. Ce taux est plus important que celui observé à Paris (250 voitures pour 1 000 habitants) ou à New York (305 voitures pour 1 000 habitants). Dans un tel contexte, inciter la population à abandonner la voiture en faveur des transports en commun demande probablement des initiatives politiques fortes.

Des vélos en libre-service

Lorsqu’on visite Abu Dhabi, ni les aménagements urbains ni le climat ne semblent faits pour que les habitants marchent ou fassent du vélo. Pourtant, la capitale des Émirats arabes unis dispose d’un système de vélos en libre-service depuis début 2016 grâce à la société Cyacle, dont l’ambition est de développer 50 stations avec une flotte totale de 350 vélos. En janvier 2017, le réseau comprenait déjà 11 stations et 75 vélos et, en février, une dizaine de stations, dont deux à Masdar City, ont été ajoutées. Selon Hani Saleh Akasha, cofondateur de Cyacle, le service séduit aujourd’hui 12 150 utilisateurs avec 162 992 km parcourus en totalité. Il s’agit ici de la première initiative mise en œuvre pour relier l’éco-cité et les quartiers d’Abu Dhabi autrement qu’en taxi ou voiture personnelle.

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