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Scania mise sur les énergies alternatives

En 2017, le constructeur suédois entend profiter du renouvellement des premiers cars Macron en s’appuyant sur son nouvel Interlink, et son Touring relifté. Mais ce sont les énergies alternatives qui représentent les plus belles opportunités pour faire oublier une année 2016 en petite forme.

L’année dernière, les résultats de Scania ont connu une petite baisse de forme. Dans un marché en régression de 8 %, le Griffon a immatriculé 148 cars et bus, contre 205 en 2015. Malgré cette baisse, les dirigeants de la marque suédoise affichaient une certaine sérénité lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 17 mars dernier. La part de marché n’a, de fait, guère bougé, passant de 3,4 % à 2,7 %. Le constructeur nourrit en revanche de plus fortes ambitions pour cette année.

La répartition des 148 immatriculations 2015 Scania se ventile en 24 urbains Scania Citywide 12 et 18 m, contre 38 unités en 2015, 27 Scania A30 et Interlink LD (scolaires et lignes), contre 25 unités en 2015, 97 Scania Interlink et Touring contre 142 en 2015 (dont 29 Interlink et OmniExpress pour les navettes Air France).

L’Interlink et le Touring

Le Griffon trouve cependant des motifs de satisfaction, à commencer par l’Interlink, le remplacement de l’OmniExpress qui, pour sa première année pleine de commercialisation, s’est vendu à 70 exemplaires. « L’accueil a été très bon en France comme en Europe, à tel point qu’on peut presque évoquer une saturation de notre usine finlandaise qui les produit », explique Julien Jarossay, responsable cars et bus Scania France.

Cette année, Scania entend bien profiter du marché des lignes à services librement organisés de type cars Macron, dont les premiers renouvellements ne devraient pas tarder. « Nous sommes très bien positionnés, à la fois sur la chaîne cinématique – les consommations sont même excellentes, certains véhicules atteignant 19 litres aux cent kilomètres –, et aussi en terme de réseau, avec 43 points répartis sur toute la France », détaille Julien Jarossay.

Outre l’Interlink, Scania veut miser sur le Touring, qui a subi plusieurs modifications l’an passé. « Nous avons effectué quelques modifications techniques qui permettent d’atteindre les maximums requis, en jouant notamment sur l’épaisseur des sièges, ce qui permet de gagner quatre places de chaque côté, ainsi qu’un relifting de l’essieu arrière pour gagner de l’espace en soute. Ces efforts devraient se concrétiser dans les ventes en 2017 », espère Julien Jarossay.

Rouler au gaz ou à l’éthanol

Scania compte surtout engranger les investissements réalisés sur les énergies alternatives, notamment sur le gaz. En mars 2016, Scania est revenu dans le giron de la RATP, après six ans d’absence, en gagnant l’un des deux lots de bus GNC (Gaz naturel comprimé) destiné à remplacer une partie du parc sur une période de quatre ans (60 à 80 véhicules). Les premières livraisons de Citywide LF 18 m articulé interviendront à la fin du mois de mai 2017. Cette année, le constructeur espère bien remporter l’un des trois lots proposés par la RATP et comptant au total de 600 à 800 véhicules au gaz (lire article page suivante).

Moins médiatique mais plus écologique, les véhicules équipés de moteurs éthanol ne bénéficient pas du même lobbying, se désolent les dirigeants de Scania. « L’éthanol est imbattable sur le plan écologique lorsqu’il est issu de résidu, comme du marc de raisin, par exemple. Nous sommes les seuls à proposer cette solution. Il n’y a pas de surcoût par rapport au diesel et les infrastructures sont plus légères que pour le gaz, il suffit d’une pompe et d’une cuve dédiée. La seule contrainte est son rendement énergétique, un tiers plus faible que le gazole, et la maintenance, qui nécessite des intervalles plus rapprochées pour les vidanges et changements d’injecteurs », détaille Julien Jarossay. Selon ce dernier, ces véhicules sont destinés à des marchés ciblés, comme le ramassage scolaire dans des régions vinicoles ou betteravières. Le constructeur testera, au mois de juin, un Interlink LD dans la région de Bordeaux chez Citram, une filiale de Transdev, avec d’autres projets en ligne de mire pour cette année. Le constructeur n’oublie pas l’électrique et présentera également un véhicule « qui sera économiquement viable et techniquement fiable », avec une mise à l’essai dans le réseau RATP fin 2017, début 2018. « Il s’agit d’un Citywide qui pourra s’adapter à plusieurs systèmes: batterie, pentographe ou induction », révèle Julien Jarossay.

Au total, Scania compte retrouver le niveau de 2015 et immatriculer 200 véhicules en 2017. Les premiers chiffres, établis à fin février, sont pour l’instant en phase avec cette ambition. La part de marché du constructeur atteint 5,4 %, contre 2 % à la même époque, avec 32 immatriculations.

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Auteur

  • Grégoire Hamon
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