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Économie

François Hollande salue la réussite d’Iveco Bus

Pour l’une de ses dernières visites officielles en entreprise, le président de la République François Hollande a choisi Iveco Bus, dont la direction a su profiter, depuis 2012, des aides financières mises en place durant son quinquennat pour relancer sa production et prendre des parts de marché à l’international.

« Merci pour votre action, Monsieur le président, au nom de tous les salariés d’Iveco Bus », lançait avec conviction Pierre Lahutte, président d’Iveco, à François Hollande. Par ces termes, le dirigeant concluait la longue visite de l’usine d’Annonay (Ardèche) que venait de faire le président, mais aussi cinq années de péripéties pour le constructeur en quête de relance économique après le saut dans l’inconnu qu’il avait connu en 2012. Cette année-là, le nouveau propriétaire d’Iveco Bus, le groupe CNH Global, avait fermé les usines de construction d’autocars et d’autobus d’Iveco Bus en Italie et rapatrié la production sur les usines françaises d’Annonay et tchèque de Vysoké Myto. Sommées de gagner en productivité pour couvrir les besoins en autocars et autobus dans le monde entier tout en réduisant les coûts de production et en accompagnant le développement durable, l’usine et la ville d’Annonay avaient bravement relevé le défi. « Annonay est une ville industrielle où l’on considère que le travail est une source d’émancipation et l’Ardèche une terre d’inventeurs qui a enfanté Georges Besset, l’inventeur de l’Isobloc, qui sert de base à la fabrication des autocars européens », remarquait le député-maire d’Annonay Olivier Dussopt. Réorganisant l’activité de l’usine à partir de la méthode Kaysen, de Toyota, sous la férule du directeur Rachid El Maki, Pierre Lahutte avait insufflé le renouveau en allant chercher toutes les aides utiles à la réindustrialisation de l’usine. « Olivier Dussopt et le préfet de l’Ardèche nous ont immédiatement soutenus, se souvient Pierre Lahutte. Le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE) nous a fait économiser 2,5 millions d’euros qui nous ont permis de réduire nos coûts de production tout en embauchant 500 salariés entre 2012 et 2017 et en obtenant le label Origine France Garantie parce que nous fabriquons nos véhicules avec des produits conçus à plus de 50 % en France. Comme nous avons relancé l’innovation, nous produisons aujourd’hui autant de moteurs à énergie alternative (gaz, électricité, hybride) que de moteurs diesel et nous avons pu gagner des marchés à l’étranger. L’aide directe du président de la République, lorsque je l’ai accompagné dans sa visite officielle en Azerbaïdjan et au Kazakhstan, nous a aussi valu de remporter les marchés d’autobus des villes de Bakou et d’Astana. Enfin, la libéralisation des lignes à services librement organisés (lignes SLO) nous a permis de doubler notre production de Magelys. Notre seul regret est que les métropoles ne soutiennent pas toujours l’effort écologique de l’industrie française comme vous le faites. »

Une performance économique et écologique

À l’énumération de ces succès, le président répondait selon ses convictions économiques et politiques. « Le rôle du président de la République est de donner du sens et de la valeur à une industrie, une technologie, un savoir-faire, une qualité et une personnalisation qui font honneur à la France, expliquait-il. Je salue aussi la performance d’Iveco Bus, qui a su faire pression sur les prix et non sur les salariés. Je salue aussi son bon usage du Crédit Compétitivité, qui lui a permis de créer l’usine du futur, celle qui accompagne les salariés pour les aider à faire leur travail. Il a contribué à produire des technologies qui distinguent la France par son avance dans la transition énergétique et qui rendent ses véhicules imbattables à l’échelle internationale. C’est une performance économique et écologique. En créant 500 emplois entre 2012 et 2017 et en formant vos salariés, vous envoyez à la France un signal de confiance en l’avenir et en la capacité du pays de progresser. Quant aux métropoles françaises et étrangères qui ne semblent pas jouer votre jeu, rappelez-vous qu’il faut des métropoles pour acheter vos bus et vos cars. Nous avons besoin des autres pour vendre nos produits dans le monde entier. Soyez donc fiers de ce que vous avez fait à Annonay: vous avez donné un espoir à un territoire et à toute la France. » Ravis, les salariés d’Iveco Bus escortaient le président dans un bain de foule et de selfies spontané jusqu’à sa voiture.

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Auteur

  • Michel Grinand
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