L’arrêté publié par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes prévoit notamment la mise à disposition à tous les points d’arrêt d’une information sur les horaires et les arrêts pour les services par autocar librement organisés.
La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a publié, mi-avril, un arrêté renforçant l’obligation d’information à destination des consommateurs. Motivées par des pratiques tarifaires opaques en matière de transport aérien, les dispositions prises ont été élargies à l’ensemble du transport de passagers. L’objectif visé étant de permettre au consommateur de comparer les prix et les services proposés par différents modes de transport (aérien, ferroviaire, routier, maritime, fluvial) en toute transparence.
La DGCCRF prévoit notamment des règles communes d’affichage des prix pour l’ensemble des modes de transports, plaçant tous les acteurs sur un pied d’égalité au bénéfice de la concurrence. Parmi ces règles se trouve l’obligation d’afficher le prix final du service dès le début du processus de réservation et dès l’étape de présentation des différentes offres sur les sites de comparateurs en ligne. Une information dans tous les points d’arrêt sur les horaires et les arrêts, y compris pour les services par autocar récemment ouverts à la concurrence est aussi exigée.
« Cet arrêté va contribuer à accroître la crédibilité des lignes d’autocar récemment ouvertes à la concurrence, tout en reconnaissant que l’affichage d’une information à chaque point d’arrêt peut revêtir un caractère fastidieux. Nous étions au courant du projet de la DGCCRF et nos adhérents n’ont pas manifesté d’alertes à cet égard. Même si elle comporte des contraintes supplémentaires pour les autocaristes, cette décision poussera la profession à se poser les bonnes questions et à améliorer encore la qualité de service », commente Ingrid Mareschal, secrétaire générale de la FNTV. Même si l’arrêté de la DGCCRF entre en vigueur au 1er juillet, Ingrid Mareschal se dit confiante sur les délais de mise en œuvre. Dans un premier temps, la pédagogie et la prévention devraient se substituer aux éventuelles sanctions de la part des pouvoirs publics.
