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VDL ambitionne le leadership du Zéro Émission Carbone

Face aux enjeux du transport durable, VDL étend son statut de constructeur de bus et d’autocars à celui de fournisseur de solutions de e-transport à Zéro Emission Carbone pour les opérateurs et les collectivités. Son objectif: devenir le leader européen du e-transport d’ici 2025 grâce à sa nouvelle gamme Citea E-Worker.

« Il n’y a qu’un futur que nous voudrions concrétiser et c’est celui du partage. » Par ces mots prononcés lors de la présentation de sa gamme complète de véhicules E-Worker, à Eindhoven, en Hollande, dans l’ancien fief de Philips, Henk Coppens, Pdg du groupe VDL, traduisait la volonté du groupe de ne plus apparaître comme un simple constructeur de véhicules, mais comme le partenaire en e-mobilité écologique des collectivités et des opérateurs de transport. Il est vrai que le groupe rassemble à lui seul quatre-vingt douze entreprises et 15 000 salariés qui s’activent dans l’assemblage de véhicules et la construction de bus et de cars, mais aussi dans la création de produits innovants destinés à faciliter la vie quotidienne, comme les panneaux solaires, les abribus, les éoliennes.

Que ce soit en direct ou à travers les filiales, VDL investit donc en permanence dans les nouvelles technologies et les nouvelles énergies. Pour VDL, le partenariat est donc une évidence, sans que cela le limite: « Nous sommes fiers de nos succès, mais cela ne nous empêche pas de nous remettre en cause et de reconnaître les innovations là où elles se trouvent pour apprendre plus vite à progresser. »

Le partenariat comme une évidence

Dans cette optique, le constructeur étend ses partenariats à ses fournisseurs en cherchant à s’associer les meilleurs d’entre eux dans leurs domaines. Ainsi, sa gamme de bus E-Worker bénéficie-t-elle de moteurs Cummins lorsqu’ils fonctionnent au diesel ou de moteurs Siemens lorsqu’ils sont électriques. La communication par Internet peut s’effectuer tant par le système Fa Lawo control Unit de VDL que par le Gorba iMotion LED ou le Gorba White LED, CU8 Controller. L’objectif est de construire « un écosystème qui intègre les meilleurs fournisseurs en termes de qualité et de prix ». Avec cette stratégie, le constructeur peut développer « un système de solutions business qui s’étend au-delà du bus », comme il l’a démontré avec les solutions qu’il a mises en place à Eindhoven pour Hermès, filiale de Transdev, ou à Venlo (Hollande) ou Groningen (Allemagne) pour Arriva, filiale de Deutsche Bahn.

Dans ces solutions, le constructeur intervient à plusieurs niveaux. Le véhicule est étudié pour réduire les coûts tant de sa production que de son usage, tout en offrant la meilleure rentabilité. C’est la gamme E-Worker. « Dès la conception du véhicule, nous privilégions la légèreté de ses matériaux, explique Alex De Jong, Business Manager Public Transport de VDL. Nous travaillons aussi pour obtenir la plus faible consommation de carburant possible, avec le système Start-Stop qui arrête automatiquement le moteur à l’arrêt et le rallume instantanément pour repartir. Le freinage est utilisé pour régénérer de l’électricité (Regenerative Breaking) dans la batterie. À chaque fin de service, le système Drive Display transmet un reporting sur les événements survenus durant la conduite afin d’améliorer la maintenance du véhicule. Celle-ci doit être aussi aisée et rapide et les réparations faciles à réaliser grâce à une accessibilité améliorée aux éléments du véhicule. Celui-ci est aisé à conduire. Enfin, son design intelligent doit séduire les voyageurs tout en s’adaptant aux demandes spécifiques du donneur d’ordre. À tous les niveaux du véhicule, nous privilégions sa flexibilité et c’est pourquoi nous fournissons aussi des véhicules différents selon l’usage ».

À chaque usage son véhicule

Dans cette optique, VDL a développé une gamme E-Worker d’autobus électriques adaptés aux conditions d’exploitation. Ainsi, le Citea SLFA Electric, un bus articulé de 18,50 m et d’une capacité de 140 à 150 passagers est recommandé pour les transports inclus dans un rayon de 10 à 15 km du centre-ville. Son autonomie varie entre 40 et 160 km par jour selon les conditions de circulation et les conditions climatiques, le chauffage et la climatisation étant fortement consommateurs d’électricité. Pour les transports en grande banlieue, soit pour un rayon de 15 à 20 km autour du centre-ville, le Citea SLF Electric est plus approprié. Sa longueur de 12 m porte sa capacité de 80 à 100 passagers et une autonomie de 40 à 160 km par jour. Enfin, le Citea LLE Electric, de 11,98 m, a une fonction régionale avec son rayon de 120 à 180 km pour une capacité de 55 à 65 passagers. Avec les Citea LLE-99/255, de 9,95 m de long et Citea LLE-120/255, de 11,95 m, le constructeur possède des véhicules à motorisation diesel capables de productivités plus grandes. Référencés Ecoline 6, leurs moteurs Cummins sont particulièrement performants en terme de réduction des émissions polluantes.

Une offre de services logistiques

Mais au-delà de ces aspects techniques, et c’est le second domaine dans lequel VDL s’implique de plus en plus, le constructeur est capable de s’investir directement dans l’organisation du transport de son client. Il intervient dès que le véhicule ne répond plus aux attentes du client ou lorsque les technologies mises en place se montrent défaillantes. Ce faisant, le constructeur entre dans une offre de services logistiques qui confortent sa présence chez le client et le rendent indispensable. Il intègre aussi des services, issus de ses propres développements ou de développements de fournisseurs, comme par exemple l’adjonction d’une borne de recharge des badges de transport directement accessible sur la paroi externe des autobus. Le passager qui en sort peut, avant que le bus ne reparte, recharger son « Chips Card » et recevoir chez lui sa facture mensuelle. De telles solutions font du constructeur un partenaire précieux non seulement pour ses véhicules, mais aussi pour ses solutions de e-transport. Leur multiplication traduisent la volonté de VDL de changer de registre pour dépasser le statut de constructeur de véhicules: « Notre ambition est de devenir d’ici 2025 le meilleur partenaire de la transition énergétique vers le Zéro Emission Carbone », proclame Henk Coppens. Sous-entendu, pour VDL, le véhicule n’est plus une fin en soi, mai seulement le moyen d’enrichir une vaste démarche économique, technologique et écologique.

VDL en chiffres

• 92 compagnies réparties sur 19 pays

• 15 000 employés

• 4 divisions:

(1) Sous-traitance: 892 millions d’euros

(2) Assemblage de véhicules: 1 368 M€

(3) Bus et Cars: 437 M€

(4) Produits finis: 511 M€

• Chiffres d’affaires 2016: 3,208 milliards d’euros

• énéfice net: 150 M€

Zéro Emission à Eindhoven avec Hermes et VDL

En charge des transports du Brabant du Sud-Est, Hermes PT, du groupe Connexxion, filiale de Transdev, a conclu un partenariat avec VDL pour transférer le transport urbain d’Eindhoven et sa région du diesel vers l’électrique. Le nouveau réseau de transport devenant ainsi Bravo, de « Brabant vervoert Ons », a débuté en décembre 2016. Le contrat incluait une responsabilité pour Hermes d’être propriétaire des véhicules et de leurs performances, ce que VDL devait garantir. Une responsabilité que le constructeur assume en totale coordination avec Hermes.

Pour assurer la desserte en mode propre des huit lignes à haut niveau de service, sur la région d’Eindhoven et de ses 350 000 habitants, soit pour des parcours compris entre 9 et 15 kilomètres, Hermes a acquis 42 Citea SLF-181 Electric à VDL. D’une longueur de 18,50 m et d’un poids à vide de 19 t, ce Citea est un bus articulé pouvant transporter 130 passagers. Avec son moteur Siemens 1DB2022, de 210 kW, le Citea Bravo est particulièrement silencieux et agréable, impressions renforcées par une climatisation Drivers Airco & Top Cooling de Thermo King. La communication interne est assurée par un système VDL Amelia Black & White LED.

Le comportement des Citea est particulièrement performant, avec un service fonctionnant de 5 h 30 à 1 h 15. Ensemble, ils parcourent 9 000 km par jour, sillonnant sans répit les rues de la ville. Durant ce temps, chaque véhicule revient quatre fois au dépôt pour recharger en mode rapide (Fast charging). L’opération, qui prend 20 à 40 minutes, s’effectue par le biais de pantographes installés sur le toit des Citea auxquels viennent se connecter automatiquement les buses de recharge. Les véhicules repartent ensuite poursuivre leurs tournées. A ces recharges rapides s’ajoutent les recharges par l’énergie cinétique du freinage que gère le conducteur à chaque arrêt, faisant ainsi gagner encore plus d’autonomie au véhicule. La nuit, les Citea reviennent au dépôt pour une recharge lente de quatre heures qui réalimente leurs batteries.

Chaque jour, ce sont ainsi 7,5 t de CO2 qui sont ainsi économisés par l’ensemble des véhicules. Un résultat extrêmement satisfaisant, qui reflète la motivation des conducteurs et leur niveau de formation. Pour autant, « le besoin s’est tout de même fait sentir de conserver des véhicules diesel pour pallier aux impondérables, précise Juul Van Hout, Directeur de Hermes. C’est d’ailleurs une des nombreuses leçons que nous avons retenues de ce premier trimestre d’activité ». Hermes emploie aussi des autobus Citea électriques non articulés pour douze autres lignes citadines. Côté public, la satisfaction est là également, ce qui fait dire à Juul Van Hout: « Nous sommes convaincus que les bus électriques mèneront à un nouveau système de transport. » Après la ville, c’est donc tout le Brabant du Sud-Est qui devrait passer à l’électrique.

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Auteur

  • Michel Grinand
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