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Lignes SLO

Plus de villes desservies, mais moins de fréquences

Au cours du premier trimestre 2017 marqué par une baisse de fréquentation, les opérateurs des « cars Macron » ont rationalisé leur offre en réduisant les fréquences et ont augmenté de fait leur taux d’occupation de sièges. La recette au kilomètre baisse de 8,5 % par rapport à fin 2016 mais progresse de 30 % sur un an.

Le maillage des lignes de Services librement organisés (SLO) continue de se renforcer. C’est l’un des principaux enseignements du dernier rapport remis par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Au cours du 1er trimestre 2017, les « cars Macron » ont desservi 204 villes, contre 180 au trimestre précédent, « principalement des destinations de montagne ouvertes en janvier et des destinations littorales lancées en mars pour préparer la saison estivale », précise l’Arafer, qui recense 1 073 liaisons commercialisées au 31 mars, contre 985 fin 2016 (+ 9 %).

Moins de fréquences

En revanche, la fréquentation s’est affichée en baisse de 13 % par rapport au 4e trimestre 2016, avec 1,35 million de passagers, ces résultats « confirmant l’effet de la saisonnalité sur l’activité du transport par autocar, comme sur les autres modes de transport interurbain de voyageurs ». Les autocaristes ont levé le pied sur les fréquences, en proposant moins de départs quotidiens (560 contre 724 au trimestre précédent, soit – 23 % de départs/jour), y compris sur les liaisons les plus fréquentées comme Paris-Lille ou Paris-Lyon. Ils modulent également les fréquences entre les jours de semaine et le week-end avec des prix d’appel plus attractifs en semaine que le week-end. Cette rationalisation fait progresser le taux d’occupation moyen, qui s’établit à 44 %. Ce taux passe à 39 % si l’on ne compte pas les passagers qui réalisent des trajets internationaux (pour mémoire, il était de 36 % fin 2016 et de 30 % au premier trimestre 2016).

4,3 centimes du kilomètre

Le chiffre d’affaires du 1er trimestre 2017 s’élève à 18,70 M€ HT, soit une recette moyenne de 4,30 € HT aux 100 km, en baisse de 8,5 % par rapport au trimestre précédent, mais en hausse de 30 % par rapport au trimestre de référence 2016. « Les opérateurs ont donc marqué une pause dans la remontée des tarifs enclenchée au deuxième trimestre 2016. Cette réactivité sur les prix pratiqués traduit leur faculté à s’adapter à la demande en fonction de l’intensité concurrentielle », conclut l’Arafer qui note que sur les liaisons proposées en exclusivité par un transporteur, la recette est relativement plus élevée (4,80 € HT / 100 km) que sur les liaisons desservies par plusieurs opérateurs. À l’inverse, elles sont moins élevées (environ 3,80 € HT / 100 km) sur des trajets de plus de 500 km.

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Auteur

  • Grégoire Hamon
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