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Formations au permis D

Les cars Macron et l’éco-conduite jouent les vedettes

Régulièrement, le contenu des formations au permis de conduire professionnel pour bus et cars est revu pour s’adapter à la réglementation et à la demande des entreprises. Les partenaires sociaux ont ainsi demandé des formations spécifiques pour les cars SLO. Le succès de la conduite citoyenne, plus économe en carburant et respectueuse du matériel, ne se dément pas grâce aux nouveaux logiciels. Le numérique gagne du terrain partout. Alors que les serious games (jeux sérieux) vont débarquer dans les formations professionnelles.

Les permis de conduire professionnels sont, par nature, en évolution permanente. Et notamment le permis D1. « C’est un titre professionnel vivant. Il est loin d’être gravé dans le marbre une fois pour toutes. D’ailleurs, il est réactualisé tous les cinq ans et ce sera le cas en 2018 », affirme Vincent Baldy, directeur adjoint d’Aftral, en charge des formations transports de personnes. Aftral? Apprendre et se Former en TRAnsport et Logistique, l’organisme de formation aux métiers du transport et de la logistique le plus important en France, loin devant d’autres grands acteurs nationaux comme ECF ou Forget Formation (groupe Samsic). En fonction de ces réactualisations, des évolutions de la réglementation, française ou européenne, de l’actualité ou même de l’apparition de nouveaux marchés, les formateurs doivent régulièrement moderniser leurs enseignements, les adapter, en créer de nouveaux… en suivant les référentiels définis par les pouvoirs publics ou par la profession. Un exemple? La conduite sur les lignes exploitées en service librement organisé (SLO), alias les lignes des cars Macron. Face à l’engouement suscité chez les Français par cette forme économique de transport – 6,2 millions de passagers transportés entre août 2015 et fin 2016 –, les offres se sont multipliées et les autocaristes ont eu besoin de conducteurs nouveaux ou formés à la spécificité de ce métier. Les organisations d’employeurs et de salariés n’ont d’ailleurs guère tardé à négocier un accord conventionnel pour créer une nouvelle qualification « conducteur SLO » (coefficient 142V, avec un salaire légèrement supérieur à l’échelon précédent). Signé en février 2017, cet accord définit tout un éventail de compétences requises (voir encadré) pour conduire les cars SLO. S’ils ne les ont pas, les conducteurs devront être obligatoirement formés. Mieux, l’accord stipule que, « au-delà de la possession du permis D et des formations initiales et continues obligatoires (FIMO2 et FCO3), le conducteur SLO devra bénéficier, tous les trois ans, sur une durée de trois jours (…), des formations complémentaires et spécifiques dans les domaines suivants: formation commerciale liée à l’accueil du public et à la connaissance du réseau; formation à la sécurité (hypovigilance, utilisation des équipements de sécurité, procédures d’évacuation d’urgence…); formation à la maîtrise des outils embarqués et équipements pour personne à mobilité réduite (PMR). » Du pain béni pour les écoles de formation qui se sont aussitôt attelées à la tâche quand elles n’avaient pas déjà anticipé la demande.

Importance des biorythmes

« Dans nos modules, nous avons en plus renforcé la formation sur la nécessaire hygiène de vie que doivent observer ces conducteurs, sur l’importance des biorythmes, explique Vincent Baldy. Notre programme intègre aussi une formation de sauveteur secouriste du travail ou, au choix, une formation aux premiers secours. » De son côté, Catherine Pons, déléguée générale de l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers automobiles (Unostra), renchérit: « Nous voulons également des formations à l’anticipation dans la conduite, à la sécurité, au savoir-vivre sur la route. La violence routière est due aux comportements. Il faut tendre vers un maximum de sécurité et de responsabilisation de nos conducteurs. Nous n’arriverons pas à rendre nos métiers attractifs si l’on prend des arrangements avec la sécurité routière. » Sécurité mais aussi… conditions de voyage où il reste, semble-t-il, encore beaucoup à faire. Lors d’un récent trajet en car SLO, « l’aller était impeccable. Mais, au retour, il y avait vraiment des problèmes de propreté, se souvient Michel Quidort, président de la commission autocars de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT). Les toilettes laissaient à désirer et le conducteur était à peine aimable ».

Influence de l’actualité

Les formations sont également influencées par l’actualité, surtout si elle est dramatique. Qu’un accident de car survienne lors de la traversée d’un passage à niveau, et les centres sont priés d’insister sur la sécurité du passage sur les lignes de chemin de fer. Idem pour le brouillard, les incendies dans les cars (lire encadré page 24) ou les routes de montagne avec au programme les règles particulières de la circulation sur des routes étroites et difficiles, les notions d’adhérence, les précautions hivernales, l’utilisation du frein moteur, le chaînage du véhicule, la négociation des virages, les croisements, les montées et descentes, les dépassements, etc. Et, à la clef, des exercices en simulateur et en situation, comme chez Aftral.

Face aux incidents avec des automobilistes ou avec des voyageurs qui surviennent régulièrement sur certaines lignes urbaines, les écoles ont aussi mis en place des modules de formation pour aider les conducteurs de bus. Là, il s’est agi de leur apprendre à répondre aux situations conflictuelles, à lutter contre la tension nerveuse au volant et à conduire détendu dans la circulation urbaine. Avec des ingrédients tels que mieux communiquer, reconnaître les typologies de clients, leur position dans le véhicule, identifier les comportements et mettre tout cela en pratique avec des jeux de rôle conducteur-clients. « Il y a une forte demande pour la gestion des conflits, constate Bruno Garancher, président du réseau ECF. On nous demande du retour d’expérience, du pratique. » Les cours d’ECF font appel à des psychologues, des médiateurs et des éducateurs sociaux.

Le succès de la conduite éco-citoyenne

Depuis quelques années, une formation prend cependant de plus en plus d’importance tant dans les formations initiales, que dans les formations continues ou de perfectionnement: l’éco-conduite ou conduite éco-citoyenne. Ici, grâce aux nouvelles technologies, il s’agit d’enseigner aux conducteurs de bus et cars, présents ou futurs, comment adopter un comportement de conduite citoyen non seulement pour diminuer le risque d’accident (de 10 à 15 %) mais aussi pour réduire la consommation de carburant (jusqu’à 15 %) et les coûts d’entretien, tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Les principes en sont connus depuis longtemps: conduite souple, démarrages en douceur, passages de vitesse sans sur-régime (surconsommation de carburant de 20 %!), anticipation des ralentissements en se servant du frein moteur (au lieu de la pédale de frein), utilisation modérée de la climatisation, etc. Sans oublier de couper le moteur lors d’un arrêt prolongé. Aftral, qui a beaucoup investi dans ce domaine, a récemment développé un logiciel d’évaluation de la conduite, « Écopilote 2.0 », déployé dans tout son parc de véhicules-écoles. Le logiciel analyse le comportement des stagiaires, établit objectivement leur profil de conduite et, en fin de module, délivre un bilan individuel sur la base de 27 critères générant en moyenne des gains sur la consommation.

Le digital est partout

Aux moyens traditionnels (cours dans les centres, simulateurs, cars et bus écoles super équipés, etc.), sont venus s’ajouter des possibilités issues des nouvelles technologies, comme le e-learning (enseignement à distance) ou les Massive Open Online Courses (MOOC), cours en ligne suivis par un grand nombre de participants. « Le digital est désormais partout, observe Loïc Charbonnier, président d’Aftral. Nous avons une vingtaine d’offres. Certes, il y a un intérêt, mais le e-learning ne règle pas tout: les entreprises n’ont pas forcément des ordinateurs partout et des salles disponibles. » Résultat, elles préfèrent souvent envoyer leur personnel se former dans nos centres. « Nous avons recours au e-learning pour certains modules, essentiellement réglementaires, explique pour sa part Bruno Garancher. On nous demande de plus en plus du temps partagé en formation: des cours en présence, dans nos centres, et des cours à distance, via le e-learning. » Autre domaine qui intéresse beaucoup ECF: les serious games, ces logiciels qui combinent une intention pédagogique sérieuse et une dimension ludique (lire encadré). « Nous mettons nos stagiaires en situation et ils peuvent apprendre en jouant », souligne Bruno Garancher. Aftral aussi investit fortement dans le développement de logiciels pour assurer des cours sur tablettes et smartphones. Avec ces nouvelles technologies, les formations pourront ainsi gagner en souplesse et surtout coller à la mobilité. Un « chantier d’avenir », selon Loïc Charbonnier.

Les nouvelles compétences requises pour conduire les cars SLO

L’accord du 23 février 2017 relatif à l’activité des conducteurs affectés aux SLO donne beaucoup de grain à moudre aux centres de formation. Cet accord, signé par les partenaires sociaux dans le cadre de la convention collective du secteur, stipule notamment que le conducteur SLO « a, en toutes circonstances, une présentation particulièrement soignée, fait preuve à l’égard de la clientèle d’une attention courtoise, participe au chargement et déchargement des bagages, maîtrise, après formation appropriée, toutes les formalités d’encaissement et de validation des titres de transport, connaît le véhicule et le fonctionnement de l’ensemble de ses équipements (climatisation, vidéo/audio, géolocalisation, informatique embarquée, équipements de sécurité, équipements pour personne à mobilité réduite…), possède des notions dans au moins une langue étrangère en lien avec l’activité commerciale de l’entreprise, participe à la promotion de l’offre commerciale de l’entreprise notamment par une présentation de la ligne et de ses services (…), maintient tout au long de la prestation la propreté intérieure et extérieure du véhicule (…), assure le transport de personnes dans des conditions de sécurité et d’information correspondant aux engagements contractuels de son entreprise et à la réglementation routière en vigueur ».

Aftral: des formations à la carte avec un service clef en main

Aftral (Apprendre et se Former en Transport et Logistique) est le premier organisme de formation professionnelle initiale et continue du secteur en France et en Europe, avec 120 centres, plus de 2 000 collaborateurs dont 1 100 formateurs. « Aftral, explique son président, Loïc Charbonnier, a été créée par la profession en 1975 avec les premières lois sur la formation professionnelle. » En 2016, Aftral a réalisé 220 millions d’euros de chiffre d’affaires, 60 % dans les multiples métiers du transport (dont 40 % dans les transports de voyageurs) et 40 % dans ceux de la logistique. La palette est large: du CAP au diplôme Bac + 6, de l’apprentissage (en fort développement) aux formations initiale et continue ou au perfectionnement, pour tous les personnels, qu’ils soient conducteurs, techniciens supérieurs, cadres ou dirigeants, etc.

« Aftral étant une association, précise Loïc Charbonnier, nous réinvestissons la totalité de nos résultats dans l’innovation, l’amélioration de nos outils pédagogiques et dans le développement de ce qui va être utile aux entreprises. » C’est ainsi que, ces dernières années, Aftral a investi lourdement dans un outil innovant d’aide à l’éco-conduite ou conduite éco-citoyenne: Écopilote 2.0, un système qui enregistre en temps réel les paramètres d’utilisation d’un véhicule pour établir un profil de conduite en toute objectivité.

Mais de plus en plus, Aftral puise dans ses dizaines de modules pour proposer des formations à la carte. « Quand une entreprise exprime un besoin, nous lui trouvons la solution, souligne Loïc Charbonnier. Nous faisons du clef en main. » Ainsi, l’économie étant aujourd’hui en phase de reprise, le secteur peine-t-il à recruter tant en logistique qu’en transport de voyageurs. Aftral développe donc un appui au recrutement: « Nous avons une cinquantaine d’experts dédiés sur le terrain qui font du sourcing de candidats; ils en repèrent le potentiel et les aptitudes, détaille le président. Nous leur faisons passer des tests, nous identifions les formations suivant les profils recherchés et nous trouvons les financements grâce à nos contacts dans les organismes financeurs. » Tous les ans Aftral, qui recrute elle-même une centaine de formateurs, accompagne la formation de 20 000 personnes au total. Le taux d’insertion est de 90 %…

Scania lance de nouvelles offres de formation à la conduite

À l’heure où le numérique s’infiltre partout, comment mieux tirer parti d’un véhicule qu’en apprenant à s’en servir avec l’aide de ceux-là même qui le connaissent bien puisqu’ils le vendent? Partant de ce principe, Scania France a restructuré ses offres de formation aux différentes conduites de véhicules en y associant toutes les activités liées à la connectivité. La formation des conducteurs intègre ainsi les formations classiques à la conduite économique ainsi que toute une série d’autres prestations, en passant par une formation spécifique dédiée aux conducteurs de cars et de bus. Objectif: améliorer le Total Cost of Ownership (TCO), autrement dit le coût total de possession.

« Ces formations sont pensées exclusivement pour la conduite de nos véhicules, précise-t-on chez Scania France. Notre vingtaine de formateurs explique le fonctionnement de véhicules pour que les conducteurs puissent s’adapter. Ils les aident à lire toutes les informations reçues en permanence, à les traiter et les interpréter. » Face aux « attentes grandissantes des clients vis-à-vis de ces formations », Scania France a associé un package à chaque véhicule livré de nouvelle génération (Série R ou Série S), inclus dans le prix de vente. Il se compose d’une demi-journée de prise en main, d’un jour de formation à la conduite économique, puis de trois mois de coaching. Cette dernière partie analyse le comportement du conducteur, notamment sur le freinage, l’optimisation de l’utilisation de la boîte de vitesses, etc. Ce package est aussi disponible pour les véhicules de l’actuelle gamme. À condition d’en négocier le tarif. Les sommes versées sont intégrables au budget formation.

Agora met le feu à la formation

Emmanuel Klett, le fondateur d’Agora Formations, est parti d’une idée simple: fusionner sur le plan pédagogique l’intervention sur feu avec extincteurs, le secours aux personnes ainsi que la mise en sécurité d’un bus ou d’un car et de ses passagers (évacuation, etc.). Pour cela, il a mis au point un outil unique au monde: un petit car monté sur vérins – installé sur la plateforme d’un semi-remorque – qui bascule à la demande! « Dans le cas d’un accident de la route, les statistiques du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEATT) démontrent que les véhicules de transport en commun ont tendance à terminer leur trajectoire couchés sur le flanc, souligne Emmanuel Klett. Dans ces moments-là, les conducteurs ont une grosse pression car il se passe beaucoup de choses pénibles à gérer et il faut les y habituer en les mettant en conditions réelles. »

« Quand nos stagiaires arrivent pour la journée de formation, raconte le dirigeant, on les assoit tout de suite dans le car, on leur donne des consignes de sécurité et… on bascule le car sur le côté! » Surprise et succès garantis. La matinée se poursuit avec de la théorie (20 %) et de la pratique (80 %): « Un vrai feu est allumé à l’arrière du car et on doit l’éteindre avec de vrais extincteurs », précise Emmanuel Klett. L’après-midi se poursuit avec beaucoup de pratique: entre 7 et 12 basculements du car pour bien s’entraîner, l’objectif étant d’être opérationnel à la fin du stage qui dure de six à sept heures au total. Grâce à son semi, Agora va partout, tant au cœur des entreprises qu’à proximité des écoles (6 000 scolaires sensibilisés à la sécurité en car et au port de la ceinture) ou des casernes de pompiers, eux aussi demandeurs de ce type de formation.

S’improviser conducteur de bus, c’est possible!

Vous avez toujours eu envie de conduire un bus sans le permis D Internet a ce qu’il faut pour vous. Il s’agit du logiciel Bus Simulator Game développé par PhpNuke, en téléchargement gratuit, qui reproduit les sensations et les situations de conduite d’un autobus en ville: vous devrez le piloter prudemment, vous arrêter à chaque arrêt prévu, ouvrir les portes pour les passagers, etc. Au début, c’est simple. Ensuite… Ce jeu de simulation inclut plus de 450 arrêts de bus, 34 missions, 18 pistes différentes et 8 modèles de bus. Pour accomplir une mission, vous devrez respecter les horaires et vendre le plus de billets possible. Mais vous devez arriver à temps aux arrêts, si vous êtes en retard ou si vous arrivez trop tôt, certains passagers rateront le bus et vous perdrez ces billets…

ECF: des jeux à prendre au sérieux

Depuis plusieurs années, le réseau des Écoles de conduite française (ECF) propose aux candidats au permis B des serious games (jeux sérieux). En l’occurrence, ces logiciels ont été développés par une jeune start-up parisienne, The Good Drive (TGD), dont ECF a pris le contrôle voici quatre ans. « Aujourd’hui, les scénarios de ces jeux sont en train d’être réécrits pour les transports, qu’ils soient de marchandises ou de voyageurs », annonce Bruno Garancher, le président du réseau. Ces scénarios mettent les conducteurs en situation et forment, par exemple, à l’accueil des voyageurs, à la présentation d’un site touristique, etc. Ils peuvent aussi montrer ce qu’il faut faire en cas d’accrochage avec un autre véhicule: comment mettre le bus ou le car et les passagers en sécurité, quand prévenir la hiérarchie…

Exemple de serious game en développement: un car se trouve sur sa voie de droite dans une trois voies. Le conducteur voit arriver un poids lourd sur la voie d’insertion, alors que des voitures ont commencé à le dépasser sur la voie de gauche. Que fait le conducteur? Doit-il freiner pour laisser passer le poids lourd; doit-il lui faire des signes pour lui faire comprendre qu’il ne peut pas changer de file?… Les réponses remontent au centre de formation et un formateur peut alors l’appeler pour discuter de ses réponses avec lui, donner des conseils de comportement, etc. D’ici deux ans, les stagiaires d’ECF recevront ces modules de 45 à 50 secondes toutes les semaines sur leur smartphone. En 2017, le réseau ECF se compose d’entreprises associées qui représentent 400 agences pour le grand public (auto, moto, bateau), 80 instituts de formation professionnelle (engins, bus, cars, etc.) 4 000 personnes, 190 millions d’euros de chiffre d’affaires (50 % grand public, 50 % formations pros).

1. La catégorie D permet de conduire des véhicules affectés au transport des personnes, comportant plus de huit places assises outre celle du conducteur.

2. Formation initiale minimale obligatoire.

3. Formation continue obligatoire.

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Auteur

  • Jean-Louis Alcaide
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