Déclarations sur la fin du diesel, lancement des Assises nationales de la mobilité, mise en œuvre des réformes territoriales… Le contexte politique n’a jamais été aussi favorable aux transports publics et aux « nouvelles mobilités ». Reste à disposer des moyens nécessaires pour relever les défis.
Avec plus de 6 000 visiteurs inscrits et 200 exposants, l’édition 2017 des Rencontres nationales du transport public a confirmé la montée en puissance de la mobilité au premier plan des politiques publiques. Quelques semaines après le lancement des Assises nationales de la mobilité, la visite inaugurale à Marseille de la ministre des Transports, Élisabeth Borne, le 10 octobre, a constitué le point d’orgue de l’événement. Pas d’annonce particulière mais quelques précisions. Tout d’abord concernant l’installation officielle, mardi 17 octobre, du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), présidé par Philippe Duron. Le COI sera chargé de faire un tri dans les grands projets, en tenant compte des financements disponibles.
Toujours dans la perspective d’améliorer les mobilités quotidiennes sans relancer la course aux infrastructures, une Rencontre internationale des innovations sera organisée le 24 novembre. C’est d’ailleurs à Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône, que la ministre a confié la direction de l’atelier consacré à l’innovation dans le cadre des Assises nationales de la mobilité.
Les acteurs du transport public ont rappelé une énième fois leurs demandes: pérennisation du versement transport (sur lequel travaillent le Gart et le Medef pour établir une position commune), soutien à la transition énergétique par le biais d’un quatrième appel à projets (qui faisait partie des engagements pris par l’État dans le cadre du Grenelle), rétablissement de la TVA à 5,5 % pour les transports du quotidien… Eu égard à l’importance des enjeux, au premier rang desquels se place la transition énergétique, les professionnels réclament davantage de pragmatisme, aussi bien pour l’exploitation des réseaux que pour contribuer à la constitution d’une filière industrielle française (ou à tout le moins européenne). Thierry Mallet, président de l’UTP, estime indispensable de disposer d’une « trajectoire claire » en matière de véhicules à faible niveau d’émission. Quant à Louis Nègre, président du Gart, il insiste sur la « neutralité technologique », équivalent du principe de laïcité, appliquée aux bus et aux cars.
