Les immatriculations d’autobus et d’autocars ont accusé un recul de 12 % sur les neuf premiers mois de l’année. Tous les segments sont touchés par la baisse.
Les ventes de bus et cars resteront dans le rouge en 2017. Après une année 2016 en régression de 10 % – faisant suite à une année 2015 euphorique – les immatriculations affichent encore un recul. « La prévision d’un niveau de marché bus et car 2017 inférieur à celui de 2016 se confirme », a commenté Thierry Archambault, président délégué de la Chambre syndicale internationale de l’automobile et du motocycle (CSIAM), lors d’un point presse qui s’est tenu le 12 octobre dernier, à Paris. De fait, de janvier à septembre 2017, les immatriculations reculent de 12 % par rapport à la même période un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois de l’année, il s’est immatriculé 4 511 véhicules, dont 967 bus (en recul de 17 %) et 3 544 cars (en baisse de 10 %).
« Ces reculs s’expliquent par l’attentisme que provoquent traditionnellement les périodes électorales dans ce secteur, conjugué à la fin des effets de l’ouverture des lignes SLO et aux contraintes budgétaires qui pèsent sur la gestion des collectivités territoriales », souligne Christian Giraudon, directeur des ventes d’Otokar et chargé de la commission bus et autocar au sein de la CSIAM. Seule note positive, les effets de la réforme territoriale enfin digérés devraient pousser les collectivités à investir, « ce qui devrait permettre de finir l’année pas trop mal », poursuit-il. L’année 2017 devrait donc s’établir autour de 5 500/6 000 immatriculations bus et cars (et minicars) contre 6 593 véhicules en 2016.
Le détail des immatriculations, d’après les chiffres des AAA – base de données de l’industrie automobile française – de janvier à août, permet de déduire les évolutions suivantes:
C’est le marché qui accuse la plus forte baisse en perdant 19,7 % sur les huit premiers mois de l’année 2017, avec 688 immatriculations contre 857 l’an passé sur la même période. La chute est encore plus forte lorsque l’on se concentre sur le segment des autobus à énergies alternatives (hybrides, GNV et électrique): elle atteint 29,9 %. La part des autobus à énergies alternatives représente 50 % du segment urbain (lire ci-contre).
Après un mauvais démarrage en début d’année, les immatriculations se sont redressées pendant l’été, période traditionnellement forte en la matière. Du coup, la baisse des ventes a été contenue à 2,5 %, avec 1 723 unités sur les huit premiers mois de l’année contre 1 767 à la même époque l’an passé.
Après une bonne résistance en début d’année, ce secteur a un peu décroché à partir du mois d’avril. Il ne concède qu’une légère de perte de 6,2 %, soit 1 044 immatriculations de janvier à août 2017, contre 1 113 en 2016. L’an passé, ce secteur avait progressé de 7 %, dopé pour partie par « l’effet Macron ». Pour ce segment, il faudra attendre les premiers renouvellements en 2018 pour vérifier s’il ne s’agissait que « d’un feu de paille », comme le laissaient entendre certains observateurs présents à la conférence du CSIAM.
Ce segment connaît une baisse notable de 28,1 %, avec 615 unités contre 855 de janvier à août 2016. L’an passé, ce marché avait déjà reculé de 11,5 %.
