Nommé par la ministre des Transports, Élisabeth Borne, à la tête des Ateliers de l’innovation qui accompagnent les Assises nationales de la mobilité, Jean-Marc Zulesi est, à 29 ans, le plus jeune député de la région PACA. Ce diplômé de l’École nationale d’ingénieurs Sud-Alsace et de l’École de management de Strasbourg a travaillé chez Assystem (sous-traitant d’Airbus Helicopters) jusqu’en octobre 2014, date à laquelle il a rejoint Mirion Technologies en tant que chef de projet. Il a quitté sa fonction en juin 2017 à la suite de son élection comme député de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône.
Jean-Marc Zulesi: Je me suis engagé sur la thématique de la mobilité pour passer à l’action. La ministre des Transports a souhaité compléter les six ateliers thématiques des Assises nationales de la mobilité par un focus sur l’innovation, afin de parvenir à une mobilité connectée intermodale. Notre travail s’articule autour de trois axes. Tout d’abord, afin de dresser un état des lieux de l’innovation, un questionnaire sera envoyé aux acteurs de l’innovation tels que les constructeurs ou les membres de la French Tech. Nous devons considérer l’innovation technologique, celle qui concerne les usages ou le financement. L’ensemble des initiatives sera soumis à l’appréciation d’un jury. Un prix sera remis en fin d’année. Le deuxième axe de travail consiste à lever les verrous de l’innovation. Des séminaires thématiques devraient déboucher sur des propositions réglementaires et législatives venant étoffer la loi sur la mobilité qui sera votée début 2018. Nous intervenons à la fois sur la blockchain, le covoiturage de courte distance ou encore le rapport entre l’innovation, la liberté et l’éthique. À partir de novembre, nous nous attacherons à identifier des expérimentations pertinentes sur les territoires de manière à les généraliser.
J.-M. Z.: Nous sommes en train de préparer la Rencontre internationale de l’innovation qui viendra clore les Ateliers de l’innovation. Cette rencontre se tiendra le 24 novembre à Paris. Un focus tout particulier sera fait sur les bonnes pratiques à l’international.
J.-M. Z.: L’objectif consiste à identifier les complémentarités entre les ruptures technologiques et à déceler les freins que ces innovations peuvent rencontrer. Cependant, nous ne restons pas cantonnés aux aspects techniques. Nous étudions également les impacts sociétaux en termes de liberté et d’éthique. La mobilité devient un enjeu sociétal car elle touche à la santé de nos concitoyens, à l’économie et participe à l’aménagement du territoire.
