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L’aéroport Marseille-Provence rénove sa gare routière

L’aéroport Marseille-Provence (AMP) a inauguré le 6 octobre 2017 sa nouvelle gare routière et son parvis piétonnier, venant clore la toute première étape d’un programme global de modernisation des infrastructures de 500 millions d’euros. Avec cet équipement, l’aéroport se met en capacité d’augmenter fortement la part des voyageurs utilisant les transports en commun. De 1,4 million aujourd’hui, soit un passager sur sept, AMP vise les 2 millions de passagers en 2020.

L’aéroport Marseille-Provence (AMP) se dote enfin d’une gare routière à la hauteur de ses ambitions. « Cette nouvelle gare routière était une nécessité. L’ancienne, située entre les halls 1 et 4, était saturée et ne permettait pas d’accompagner la croissance de l’aéroport puisque cette année, nous prévoyons une hausse de trafic de 6 %. Nous devrions clore 2017 sur un volume de 8,9 à 9 millions de voyageurs », a indiqué, le 6 octobre, Julien Boullay, directeur commercial et marketing, lors de l’inauguration de l’équipement. Une cérémonie qui venait clore la première tranche d’un vaste chantier de 15 M€ portant sur la réorganisation du trafic routier pour éloigner les véhicules du parvis, l’aménagement d’une promenade piétonnière de 500 mètres reliant les trois terminaux et la création de cette gare routière.

Située entre l’aérogare low cost mp2 et le hall 1, qui génèrent 80 % de la fréquentation, la gare a été mise en service le 1er juin dernier. Depuis, 3 700 passagers en moyenne la fréquentent chaque jour. Pouvant accueillir entre 12 et 14 bus en simultané, la nouvelle gare routière a été pensée pour être évolutive. Romain Wino, en charge du développement du réseau des transports en commun pour AMP, précise: « Conscient de l’importance d’un tel équipement, l’aéroport a associé les parties prenantes du territoire dans la conception de la gare routière: Métropole Aix-Marseille Provence, région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Transdev, RDT13, NAP Tourisme, SUMA, Transports Robert… » Avec une sortie des quais en marche avant, cette gare présente d’ailleurs un haut niveau de sécurité tant pour les opérateurs que pour les voyageurs. Avec 270 départs quotidiens, 82 villes sont desservies en direct dans 12 départements.

2 millions de passagers en 2020

« Il s’agit d’une étape importante de notre plan d’investissements, Cap 2025. Notre objectif est d’anticiper les tendances et d’adapter nos infrastructures en conséquence. Cette nouvelle gare routière, signée par M+N architectures, nous permet dès aujourd’hui de fluidifier les mouvements de véhicules et d’offrir une haute qualité de service à nos voyageurs. Nous allons élargir notre zone de chalandise », précise Pierre Régis, président du directoire d’AMP.

Les transports en commun, aujourd’hui plébiscités par 1,4 million de passagers par an, soit un passager aérien sur sept, attireront en 2020 un passager sur cinq, soit 2 millions de passagers. Une tendance que l’aéroport souhaite renforcer et accompagner afin de rendre plus fluide l’expérience du voyageur entre son domicile et sa destination et inversement. Raison pour laquelle la direction de l’aéroport, profitant de la présence des élus, n’a pas manqué de rappeler la nécessité d’investir, afin d’améliorer son accessibilité notamment vers Marseille. « Nous voulons faire évoluer les lignes et notamment la ligne L91 aéroport-Marseille em­pruntée par 950 000 passagers en 2017. Nous atteindrons le million de voyageurs en 2018. Il s’agit d’une ligne vitale, stratégique! Son succès doit être encouragé par une amélioration de l’offre », lance Romain Wino. Le responsable marketing territorial de l’aéroport et chargé de la desserte transports en commun d’AMP souhaite également un meilleur cadencement de l’axe Marignane-Gignac-Marseille Bougainville (au nord de la ville), qui pénalise actuellement les voyageurs avec un temps de parcours de 50 minutes: « Cette ligne L36 ne fonctionne pas le dimanche, et nous souhaitons de plus qu’elle soit reliée au quartier d’affaires Arenc-Euromed. Ce serait une deuxième porte d’entrée sur la ville après la gare Saint-Charles », suggère Romain Wino.

Projet de voie dédiée sur l’autoroute L2

Ce dernier plaide également en faveur d’une liaison entre l’aéroport et la ville d’Aubagne, à l’est des Bouches-du-Rhône, et la création d’une voie dédiée. « L’ouverture prochaine du dernier tronçon de l’autoroute L2 rendra possible les liaisons trans-métropolitaines. Nos passagers sont en attente de liaisons directes avec Aubagne, cinquième ville du département, jusqu’ici inaccessible. Des dessertes intermédiaires au niveau des métros Frais-Vallon et La Fourragère seraient alors tout à fait pertinentes. Un quatrième axe portera sur l’amélioration des accès ferroviaires à l’aéroport », complète Julien Boullay.

L’aéroport, également connecté au réseau ferré régional, devrait bénéficier à moyen terme d’une amélioration de l’offre. « La gare Vitrolles-aéroport se développe rapidement. L’allongement des quais sera finalisé en 2019, et devrait permettre l’arrêt des trains longue distance (Intercités), qui viendront ainsi développer les dessertes vers Marseille et les principales villes de la région. La mise en place d’un Transport en commun en site propre (TCSP) entre nos terminaux et la gare est actuellement à l’étude et devrait voir le jour à l’horizon 2021 », précise Julien Boullay.

Des efforts devront également être engagés pour garantir les temps de parcours sur l’autoroute A7 grâce à l’allongement des voies dédiées. Des demandes qui devraient être satisfaites à plus ou moins long terme, comme l’a affirmé le vice-président mobilité, déplacements et transports de la métropole Aix-Marseille Provence, Jean-Pierre Serrus: « Vos demandes sont intégrées dans l’agenda de la mobilité métropolitaine. Tant que nous n’aurons pas de voie dédiée sur l’axe Marseille-aéroport, nos navettes subiront des aléas et ça fait trente ans que ça dure! » Il a également confirmé l’inscription d’une deuxième connexion en autocar avec Marseille dans le quartier Euroméditerranée.

Autocars Payan: 24 000 voyageurs par an avec l’aéroport

Les Autocars Payan, utilisateurs de la gare routière AMP depuis 2005, sont ravis de cette nouvelle infrastructure. « Cette gare est spacieuse. Elle présente un énorme avantage en termes de sécurité pour nos chauffeurs puisqu’il n’y a pas de marche arrière à effectuer. Auparavant, le parvis était encombré avec des véhicules et de nombreux piétons. Le site était étroit pour manœuvrer. À présent, tout est sécurisé. Les quais sont en hauteur ce qui permet un meilleur repérage pour les voyageurs. De plus, nos chauffeurs bénéficient d’une salle de repos », se félicite Philippe Payan, gérant des Autocars Payan qui exploitent la ligne AMP-Aix TGV-Manosque-Digne avec une correspondance sur Gap à Peyruis.

Une ligne régionale (L26) hautement stratégique pour Philippe Payan, puisqu’elle génère le plus gros de son chiffre d’affaires. « Nous exploitons cinq allers-retours quotidiens et nous transportons 24 000 voyageurs par an. Nous avons commencé en 2005 avec 8 000 passagers », précise le gérant qui table sur une croissance de 8 % de cette ligne en 2017. Autocars Payan compte 43 cartes grises et réalise 3,50 M€ de chiffre d’affaires.

Nouveautés 2017: deux nouvelles lignes Ouibus AMP-Montpellier-Bézier-Toulouse-Bordeaux en service quotidien et AMP-Montélimar-Valence-Grenoble (une rotation par jour); AMP–Toulon en autocar: deux fois par jour dans chaque sens; prolongement de la ligne 36 AMP-Le Luc jusqu’au Muy (Var); augmentation du cadencement de la ligne AMP-Saint-Charles à 15 minutes aux heures de pointe.

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Auteur

  • Nathalie Bureau Du Colombier
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