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Gare routière

À Lyon, les cars SLO prennent leurs quartiers à la gare de Perrache

Jusque-là installés sur une place jouxtant la gare de La Part-Dieu, FlixBus et Ouibus opèrent désormais depuis le centre d’échanges de la gare de Perrache. Cette nouvelle localisation, imposée par les travaux de réaménagement du quartier de La Part-Dieu, devrait être pérenne.

Depuis mi-octobre, les passagers empruntant les cars SLO à Lyon prennent la direction de la gare de Perrache. Un déménagement dicté par les travaux de la place de Francfort, située à l’entrée est de la gare de La Part-Dieu, et qui accueillait jusque-là ces services de bus. À Perrache, les deux opérateurs FlixBus et Ouibus (qui avaient déjà un arrêt en gare de Perrache) se sont installés au sein du centre d’échanges. « Il était compliqué de relocaliser ces lignes sur le périmètre du quartier de La Part-Dieu, où de nombreux travaux sont en cours. Nous avons donc travaillé avec les opérateurs afin de trouver une solution pérenne. Perrache présentait une véritable opportunité qui convenait à tous, nous avons donc opté pour cette solution », résume Pierre Soulard, responsable du service mobilité urbaine à la Métropole de Lyon.

Partage des espaces

Installés sur une partie du centre d’échanges de Perrache qui échappe aux travaux (voir encadré) les cars SLO se partagent aujourd’hui neuf quais. Dès le début de l’année prochaine, neuf quais supplémentaires viendront en renfort, puisque le Sytral a dénoncé la convention le liant à Eurolines, ramenant ainsi les quais dévolus à Eurolines dans le giron de la Métropole. « Nous sommes en train d’organiser la répartition de ces infrastructures entre les différents opérateurs », précise Pierre Soulard. D’ici quelques mois, FlixBus, Ouibus ainsi que Eurolines et les Cars du Rhône se partageront donc ces 18 quais. En attendant, la satisfaction est de mise. « L’accueil des voyageurs est bien meilleur en gare de Perrache que sur le parking de la place de Francfort. Ici, nous avons déjà un espace d’attente couvert et de nombreux services sont à la disposition de notre clientèle. Par ailleurs, la gare de Perrache est parfaitement bien connectée à tous les services de transports et elle est implantée en centre-ville », commente Vincent Hays, responsable expérience voyageur chez FlixBus, soulignant la « qualité de la concertation conduite avec la Métropole pour parvenir à trouver cette solution ». « Nous avions demandé à être transférés à Perrache, qui apporte un meilleur accueil pour nos clients et pour nos bus: plus sûr, abrité, avec des sièges, un meilleur accès aux transports en commun et plus de quais pour se garer. La Métropole a vraiment été à l’écoute pour que tout se passe au mieux », abonde Adeline Prévost, responsable des relations média pour Ouibus.

Au moins trois ans de visibilité

Mieux adapté, le centre d’échanges de Perrache permet également aux opérateurs des cars SLO de s’installer sur la durée. En effet, même si la Métropole envisage de poursuivre la rénovation du centre d’échanges, la seconde phase de travaux ne devrait pas débuter avant la fin de celle qui est en cours, soit au plus tôt à horizon 2020-2021. Et pendant ce temps, les 18 quais laissent suffisamment de latitude aux opérateurs pour renforcer, si besoin, leur offre de services. L’objectif est donc désormais de prendre pleinement possession des lieux, avec quelques points d’amélioration en ligne de mire. « Il faut que nous travaillions sur la signalétique pour que nos lignes soient plus visibles », estime Vincent Hays. La Métropole et les opérateurs doivent également trouver des solutions pour pallier la fermeture du centre d’échanges entre 1 et 5 heures du matin. L’idée avancée est de permettre aux cars SLO de disposer d’un arrêt annexe installé sur un secteur restant ouvert la nuit pour poursuivre leur service sans encombre. « L’idéal serait qu’il soit ouvert 24 heures/24, afin que nous puissions y accueillir nos clients, même pour les bus de nuit », lance Adeline Prévost. L’optimisation est engagée afin d’ancrer cette nouvelle organisation au moins pour les trois prochaines années.

Le centre d’échanges entame sa mue

Impossible à démolir, puisque c’est sur lui que reposent les voies de circulation, construites sous le niveau des fleuves, le centre d’échanges de Perrache, qui héberge deux lignes de tramway, une ligne de métro, une gare SNCF, une gare routière et un parking, va toutefois subir un lifting. Ce chantier de 36,2 millions d’euros est sur le point de débuter. Il est pris en charge par la Métropole de Lyon, la ville, la Région, l’État, la SNCF, le Sytral (autorité organisatrice des transports en commun). Objectif? Fluidifier les circulations du nord au sud, mais aussi faciliter l’accès aux transports: tramway, métro et train. « Aujourd’hui, 100 000 personnes transitent chaque jour par le centre d’échanges et la gare. Cette fréquentation aura doublé en 2030. Il faut que nous soyons capables d’accueillir ces utilisateurs dans de meilleures conditions », explique-t-on à Lyon Confluence, SPL chargée de coordonner le projet avec l’atelier d’urbanisme Ruelle.

Les travaux concernent le réaménagement de la voûte ouest de Perrache. Ce passage long de 300 m permet de relier la place Carnot à celle des Archives, du nord au sud de la gare. Aujourd’hui emprunté par des piétons, des cyclistes et des automobilistes, il sera, une fois les travaux terminés, uniquement destiné aux piétons et aux cyclistes. Par ailleurs, des entrées plus lisibles seront aménagées pour le métro et un accès direct à la gare sera ouvert au sud du centre d’échanges. Des accès plus lisibles au métro directement sur la place Carnot seront également aménagés et la gare SNCF sera dotée d’un accès de plain-pied depuis la place des Archives. Enfin, le tramway T2 sera prolongé jusqu’à l’arrêt Suchet pour permettre aux usagers d’accéder directement à la nouvelle entrée sud de la gare. Et pour pallier la piétonisation de la « voûte », des aménagements sont aussi prévus à l’ouest et à l’est du centre d’échanges afin de permettre aux véhicules de traverser comme avant cet espace du nord au sud. L’ensemble de ces travaux devrait être achevé fin 2019.

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Auteur

  • Françoise Sigot
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