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Ile-De-France

La RATP inaugure un centre bus très urbain

Flambant neuf, le dépôt bus Jourdan-Corentin-Issoire, à côté de la porte d’Orléans à Paris, peut accueillir 183 véhicules et des ateliers de maintenance. Particularité: il est surmonté de logements privés, sociaux, et d’une résidence étudiante. L’ensemble forme un complexe urbain de 7 300 m2.

Deux ans après le centre bus de Lagny-Pyrénées (Paris 20e), la RATP vient d’inaugurer un autre projet ambitieux. Les Ateliers Jourdan-Corentin-Issoire (Paris 14e), proches de la porte d’Orléans, abritent un centre de remisage de 183 bus, un atelier de maintenance et plus de 660 logements. L’ensemble a coûté 163 millions d’euros (hors foncier), dont 56 millions pour le centre bus, financés pour plus de 80 % par les droits à construire encaissés par la RATP. Cette réalisation exemplaire d’un point de vue urbanistique est donc également performante sur le plan économique. Elle illustre la politique de valorisation du patrimoine de la RATP, qui a signé en 2014 un protocole d’accord avec la Ville de Paris pour la création de 2 000 logements d’ici à 2024. Le même type d’opération a été mené au-dessus d’un atelier de maintenance du métro, à Boulogne-Billancourt, à l’occasion de la modernisation des rames de la ligne 9. Un autre est en cours à Vaugirard, au-dessus du centre de maintenance de la ligne 12.

Des besoins à pourvoir

Au-delà de ces projets spectaculaires, la modernisation des centres bus est un chantier d’importance pour la RATP et l’ensemble de l’Ile-de-France. Du fait de l’accroissement de l’offre prévue par le Grand Paris des Bus et des exigences techniques liées à la transition énergétique, il faudra deux à quatre centres bus supplémentaires dans les prochaines années, selon Philippe Martin, directeur général adjoint de la RATP. Ce processus de modernisation doit en théorie se déployer jusqu’en 2025 pour Paris, étant donné les objectifs de conversion de la flotte des 4 500 bus RATP. Mais de nombreuses incertitudes demeurent. D’abord, parce que la réglementation ne suit pas. Ainsi, les exigences de sécurité ICPE interdisent l’accès des bus électriques au dépôt Jourdan-Corentin-Issoire, pourtant techniquement prévu pour les accueillir. La réglementation doit évoluer, souligne Philippe Martin, rappelant que la construction ou la modernisation d’un centre bus nécessite un délai de trois ans.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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