L’État va prêter 1,7 milliard d’euros, à partir de 2019, au concessionnaire de la construction de la liaison ferroviaire directe entre Roissy et Paris, appelée Charles-de-Gaulle Express (CDG Express), a annoncé jeudi 16 novembre le ministre des Finances Bruno Le Maire à l’Assemblée.
Charles-de-Gaulle Express doit relier directement, à l’horizon fin 2023, Paris (gare de l’Est) au terminal 2 de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, en 20 minutes et pour 24 euros.
Les premiers tirages sur la dette par le concessionnaire, un consortium qui réunit Aéroports de Paris (ADP), SNCF Réseau et la Caisse des dépôts, n’interviendront qu’en 2019, pour un montant estimé à 295 millions d’euros, selon l’amendement du gouvernement au projet de budget 2018 voté par l’Assemblée le 16 novembre.
« Il est indispensable d’accélérer la réalisation de cette infrastructure dans la perspective des Jeux olympiques de 2024 et de sécuriser son financement », a justifié Bruno Le Maire.
Le principe d’une taxe appliquée aux passagers de Roissy – hors correspondance – est par ailleurs prévu, mais elle ne sera perçue qu’à compter de la mise en service de CDG Express.
