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Ile-de-France

Le covoiturage teste ses capacités de rabattement

Grâce aux multiples expérimentations en cours, les modèles de covoiturage dynamique démontrent leur pertinence. Cette offre, apparentée à de l’auto-stop numérique, prend tout son sens quand elle s’articule avec les transports existants.

Partenaire de l’opération francilienne « Tous ensemble pour le covoiturage », OuiHop se positionne comme un opérateur du dernier kilomètre. La plateforme de covoiturage dynamique a intégré un moteur de calcul d’itinéraires pour suggérer à ses utilisateurs les stations de transport public les plus pertinentes dans leurs trajets domicile–travail comme lieux de dépose complémentaire. Une nouvelle expérimentation vient de débuter sur la zone d’activité d’Antony, dans les Hauts-de-Seine, afin de valider le potentiel de rabattement de ce service, avec le soutien de la Société du Grand Paris. L’objectif, entre autres, est d’optimiser l’occupation des parkings à proximité de la future station du Grand Paris Express (GPE). « Avec deux stations de RER à environ 3 km de la zone d’activité, et un total de plus de 6 000 salariés, ce territoire est idéal », explique Franck Rougeau, président de OuiHop. L’information est relayée aux arrêts de bus et dans les gares RER.

En articulation avec les Plans de Mobilité

Le soutien de la région Ile-de-France a dopé l’activité de OuiHop, qui a enregistré une hausse de 269 % des transactions de covoiturage en un mois. Les 2 € reversés à chaque automobiliste pour un trajet en covoiturage ont eu un effet déclencheur indéniable. « Ces nouveaux utilisateurs nous ont permis de confirmer un certain nombre d’enseignements concernant la pertinence du covoiturage dynamique, déclare Franck Rougeau. Les utilisateurs sont majoritairement des personnes qui ont un emploi du temps variable, avec des déplacements de courte distance. Dans le cas de déplacements programmés longtemps à l’avance, ou de distances plus longues, les personnes auront plutôt recours au covoiturage classique, ou à d’autres modes de déplacement. » Au-delà, Franck Rougeau souhaite sensibiliser davantage les entreprises, en lien avec la mise en place des Plans de Mobilité qui devraient être opérationnels sur chaque site de plus de 100 salariés. « Le taux d’occupation moyen d’une voiture en Ile-de-France est de 1,2 passager, poursuit-il. Et les études montrent qu’en le portant à 1,8 personne par véhicule, la congestion routière serait quasiment éliminée. »

Dans le cadre des Assises nationales de la Mobilité, un texte de loi concernant le covoiturage est en préparation, avec le concours des acteurs concernés ainsi que du Cerema, du Gart et de l’Ademe. L’objectif est d’inclure dans la future Loi d’orientation des Mobilités des dispositions qui permettent aux collectivités de favoriser le covoiturage, par exemple via les tarifs de stationnement. « Ce qui permet de déclencher l’engouement, ce sont les voies réservées », poursuit Franck Rougeau. Là encore, les initiatives lancées en Ile-de-France et ailleurs devraient permettre de dégager des pistes.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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