Avec un potentiel de 1 000 bus, l’appel d’offres lancé le 24 janvier par la région Ile-de-France et la RATP marque le passage d’une nouvelle étape dans la conversion de la flotte francilienne. Le marché vise particulièrement les bus RATP circulant dans la zone dense, où l’objectif de 100 % de véhicules propres doit être atteint en 2025.
Ile-de-France Mobilités et la RATP viennent de lancer un appel d’offres pour un potentiel de 1 000 bus électriques (dont 250 en commande ferme) pour un montant maximum de 400 M€. Ce marché, d’une durée de deux ans, est composé de trois lots. La RATP et Île-de-France Mobilités attendent des constructeurs qu’ils proposent des bus électriques standards de 12 mètres. Les premières livraisons « série » de bus électriques liées à cet appel d’offres devraient être effectuées fin 2020. Le financement de ces acquisitions sera partagé entre la RATP et Île-de-France Mobilités.
La RATP procède à des tests depuis 2016. La ligne 341 a été intégralement équipée en bus électriques, et les lignes 115 et 126 sont également en cours d’expérimentation pour tester la recharge partielle des batteries en terminus. Catherine Guillouard, pdg de la RATP, a rappelé que la question n’est pas seulement celle du choix des matériels roulants et des dispositifs de recharge. La conversion à l’électrique de la flotte implique l’adaptation des 25 centres bus parisiens « dans des délais très contraints », et l’évolution du cadre réglementaire en matière de sécurité (lire également en page 23). Ce qui est vrai pour les dépôts l’est aussi pour la circulation en général. Pour le moment, les bus électriques n’ont pas le droit d’emprunter les voies souterraines qui desservent la gare routière de La Défense.
Dans un communiqué conjoint, Île-de-France Mobilité et la RATP précisent que la ventilation visée est de deux tiers de bus électriques et un tiers de bus au biogaz. La flotte RATP, composée de 4 700 bus, comprend d’ores et déjà 800 bus hybrides, 140 bus bioGNV et 74 bus électriques.
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, précise que « pour la grande couronne, Île-de-France Mobilités travaille actuellement au lancement d’un appel d’offres d’environ 450 bus sur trois ans pour poursuivre l’équipement en bus propres des autres opérateurs » que la RATP, regroupés au sein d’Optile. Cet appel d’offres sera lancé via la Centrale d’achat du transport public (CATP).
Le tram T9, qui doit relier Orly à Paris en 2020, a bouclé son tour de table financier. Les différents partenaires ont signé une convention le 16 janvier pour sécuriser le budget de 404 millions d’euros. La répartition est la suivante: région Île-de-France (52,5 %), État (22,5 %), conseil départemental du Val-de-Marne (21 %), ville de Paris (3 %), établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (1 %). Île-de-France Mobilité finance également le matériel roulant, soit 75 millions d’euros pour 22 rames commandées à Alstom. La ligne transportera 80 000 voyageurs par jour et desservira six communes, de porte de Choisy à Orly-Ville.
