Comme l’an dernier, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a publié les résultats d’une enquête de terrain visant à définir le profil des clients des lignes de cars interurbains en service librement organisés (SLO), ou cars « Macron ». Le portrait robot n’évolue pas beaucoup par rapport à l’an dernier. La clientèle reste jeune, avec une forte proportion d’étudiants (18 %). La part des retraités augmente (21 % contre 17 % en 2016) mais ces derniers restent sous-représentés par rapport à leur proportion dans la population (30 %).
Les clients du car voyagent majoritairement seuls, plusieurs fois dans l’année vers la même destination, pour un motif privé. Les déplacements se font principalement en fin de semaine (53 % pour l’ensemble de la clientèle, 64 % pour les étudiants), ce qui explique les adaptations de fréquence observées chez les opérateurs qui limitent le nombre de départs en milieu de semaine et les renforcent le week-end. Près de la moitié des passagers a emprunté l’autocar pour un trajet de moins de 250 km. 53 % effectuent un voyage aller-retour en car. La clientèle des autocars apparaît donc flexible dans son arbitrage entre différents modes de transport (train, voiture/covoiturage, avion), le critère principal de choix étant le prix. 98 % de la vente des billets d’autocar se fait sur internet. 55 % des achats de billets sont effectués moins d’une semaine avant le départ, ces achats de « dernière minute » étant encore plus fréquents chez les moins de 25 ans (65 %).
