Christian Giraudon. Je ne pense pas que les conditions soient suffisantes pour un redémarrage des ventes, car les facteurs d’incertitude perdurent. De plus, le marché souffre du phénomène d’hyper-concentration des transporteurs.
C.G. Il faudra attendre 2019-2020 pour avoir une première véritable vision sur le mix énergétique, avec le gros marché de la RATP. Sans compter que beaucoup de transporteurs et d’opérateurs testent également le GNV. Pour l’instant, il y a eu beaucoup d’essais, beaucoup de désillusion aussi notamment sur l’autonomie des véhicules électriques. Le gros point noir restant le coût.
C.G. Je pense que ces tests ont permis de booster les constructeurs européens. Et l’appel d’offres de la RATP va surtout aider à faire baisser les prix.
C.G. Effectivement, le diesel n’a pas fini d’exister. Le bus électrique va se concentrer dans l’hyper-centre des villes, le reste ce sera du gaz, mais il y aura forcément un retour du diesel. À Paris, la RATP va devoir augmenter sa surface de remisage de 25 % pour les garer en aérien. La capitale peut se permettre de tels investissements, mais pas les petites autorités organisatrices! Il faut avoir un réseau d’alimentation et de stockage, former le personnel…
