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Évaluation

Ile-de-France: la politique de mobilité analysée par des experts

Constitué il y a un an, le Comité d’évaluation de l’amélioration de l’offre de transport en Île-de-France vient de rendre son premier rapport. L’exercice, qui a parfois tourné au satisfecit, a passé au crible 12 mesures destinées à améliorer la qualité des déplacements.

La remise du premier rapport du Comité d’évaluation de l’offre de transport en Île-de-France, institué à l’initiative de Valérie Pécresse, la présidente de la région, a eu lieu le jeudi 8 mars. « L’Île-de-France va continuer à améliorer son offre de transport et nous avons mis en place un rendez-vous annuel pour rendre des comptes aux Franciliens. Ils doivent savoir exactement pourquoi ils payent. Pour la première fois, une politique publique est évaluée en temps réel », a-t-elle déclaré. Sous la présidence de Jean-Paul Bailly, ancien patron de la RATP, puis de la Poste, le comité d’experts compte également Yves Ramette, ancien directeur général de SNCF Réseau Île-de-France, Yves Crozet, ancien directeur du Laboratoire aménagement économie transports (LAET) et Marc Pélissier, président de l’Association des usagers des transports FNAUT Île-de-France.

Le passe unique critiqué

La grille d’appréciation a été utilisée pour 12 mesures, avec notamment la mise en place du tramway 6, celle du BHNS à Gonesse, l’ouverture de la nouvelle gare du RER E Rosa-Parks, le renouvellement du matériel roulant de la ligne 9, tout comme celui des bus, la mise en place du passe Navigo dézonné. Ces mesures ont été évaluées selon plusieurs critères comme la maîtrise des coûts, le respect du calendrier, les gains en temps et qualité de services. La plupart des projets observés obtiennent des notes positives, sauf deux. Premier pointé du doigt, la mise en place du forfait Navigo toutes zones, qui crée un manque à gagner de 487 millions d’euros par an, malgré une hausse du pouvoir d’achat et de la fréquentation. Autre point noir, les retards pris par l’inauguration du tramway T6 (avec une dérive des coûts). Cette ligne entre Châtillon-Montrouge et Viroflay souffre également d’une fréquentation plus faible que prévu. Le taux de report modal donne cependant un motif de satisfaction: 20 % de ceux qui empruntent le dernier tronçon de la ligne inauguré en mai 2016 se déplaçaient auparavant en voiture.

Possibles remises en question

Sans surprise, le rapport confirme que le caractère déterminant du renouvellement du matériel roulant – réalisé sur la ligne K du Transilien, la ligne 9 du métro ou sur le réseau de bus. « Le matériel impact la fiabilité, la capacité, le confort, le bruit, la pollution, la sécurité et les fréquences grâce à sa compatibilité avec les automatismes et les contrôles de vitesse. C’est une politique qui doit être continue et pensée sur le très long terme », indique le rapport. Voilà de quoi conforter la Région dans son plan décennal de 14,5 milliards d’euros pour les transports (2016-2026), dont 9,5 milliards seront consacrés au seul matériel roulant ferroviaire. Le rapport pointe également l’intérêt d’opérations « modestes », qui ont souvent un bon rapport coût-efficacité, comme la refonte des horaires des lignes Transilien L et U. Rendez-vous l’an prochain pour l’évaluation de nouveaux projets. Valérie Pécresse, fidèle à sa « culture du résultat » promet de possibles remises en question en cas de très mauvaise appréciation par le Comité.

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Auteur

  • Gregoire Hamon
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