L’entreprise strasbourgeoise va, au début de l’été, cesser de recourir à la technologie magnétique devenue obsolète.
La CTS va remplacer définitivement, au 1er juillet prochain, son traditionnel ticket « papier » magnétique à usage unique par un billet rechargeable sans contact. Déjà commercialisé depuis ce 19 mars, ce nouveau support en carton s’inscrit dans la politique de développement durable menée plus globalement par la compagnie strasbourgeoise. En cause? Les 13 millions de tickets magnétiques qu’elle diffuse annuellement correspondent « à l’équivalent de 110 arbres et à plusieurs dizaines de milliers d’hectolitres d’encre, indique son président Alain Fontanel. Si chaque usager utilise son billet sans contact trois fois, cela permettra déjà de sauver 77 arbres ».
Le dispositif tend, par ailleurs, à générer de « la fluidité » sur le réseau en mettant fin à une oblitération souvent chronophage et responsable de retards des véhicules aux périodes de pointe. En outre, l’adaptation et le remplacement de 550 valideurs déjà orchestrés en station ainsi que la modification en cours de distributeurs de titres vont offrir « un gain de fiabilité » au regard de « l’obsolescence de matériels » fonctionnant selon la technologie magnétique, souligne Jean-Philippe Lally, le directeur général de l’entreprise. Coût total de l’opération: 10 millions d’euros. Destiné avant tout à des usagers occasionnels, ce nouveau billet va s’ajouter à l’offre sans contact existante, à savoir les cartes d’abonnement Badgeo solo et Badgeo multi qui s’adressent, elles, à des clients plus réguliers. Il se veut également complémentaire à l’application permettant déjà l’achat et la validation de titres sur un mobile Android. Cette possibilité devrait être étendue à l’ensemble des smartphones dès ce mois de mai, indique-t-on à la CTS.
