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La région Pays-de-la-Loire demande des comptes à la SNCF et à Alstom

La Région vient de prendre des mesures fortes pour restaurer la fiabilité de ses tram-trains. Tout pourrait rentrer dans l’ordre d’ici fin 2018.

La carrière des tram-trains Citadis Dualis d’Alstom est loin d’être un long fleuve tranquille. Les incidents se sont accumulés depuis la mise en service de ce matériel, au printemps 2011. Ils ont été à ce point sérieux que l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) s’est vu contraint de suspendre l’Autorisation de mise en exploitation commerciale (AMEC) de ce matériel entre le 13 décembre 2013 et le 16 janvier 2014, suite à un blocage de roue sur l’Ouest Lyonnais.

Depuis, la situation s’est un peu améliorée même si ces rames présentent encore le plus fort taux d’immobilisation pour tous les matériels TER.

La qualité de service n’est, dans ces conditions, pas au rendez-vous. Car plus de rames immobilisées signifient moins de possibilités pour, par exemple, mettre en place des unités multiples lors des heures de pointe. Des problèmes lors des épisodes de givre se sont ajoutés, tant et si bien que la région Pays-de-la-Loire a finalement décidé, en décembre dernier, de suspendre le versement de 8,2 millions d’euros pour le solde d’acquisition des vingt-quatre rames mises en service entre janvier 2011 et mai 2015. Cette suspension restera effective « jusqu’à ce que des solutions concrètes soient obtenues afin de rétablir le service et d’en garantir la continuité et la qualité pour les voyageurs des lignes de tram-train (Nantes-Châteaubriant et Nantes-Clisson – NDLR) », explique Roch Brancour, vice-président du conseil régional des Pays-de-la-Loire en charge des transports (lire également en pages 32 à 34).

Plan d’actions

L’élu a, à cette fin, reçu la SNCF et Alstom le 13 avril afin de leur demander la mise en œuvre d’un plan d’actions. Par le biais d’interventions techniques sur les rames et d’une organisation de la maintenance, et comme l’indique encore le communiqué de la Région, la SNCF et le constructeur se sont engagés à parvenir d’ici fin 2018:

• à réduire le nombre d’incidents touchant le matériel roulant, afin de résoudre les impacts sur la qualité de service et la desserte de transport (retards, suppressions),

• à augmenter de trois rames la disponibilité moyenne du parc, de façon à garantir systématiquement la mise en unité multiple des trains et offrir les places assises nécessaires aux voyageurs.

Roch Brancour a également demandé à la SNCF et à Alstom de lui fournir un point mensuel d’avancement, afin de suivre la mise en œuvre effective de ce plan d’actions. Un nouvel état des lieux sera effectué courant septembre 2018. Pratiquement donc au même moment que la Virgule de Sablé (liaison à 200 km/h entre Nantes, Angers, Sablé, Laval et Rennes), actuellement à l’arrêt pour cause de dysfonctionnements répétés.

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Auteur

  • Olivier Constant
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