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Poussières.

Avec des embouteillages en hausse de 10 %, selon l’étude V Traffic, la région parisienne continue de souffrir de la congestion. Entre les ponts de mai, l’affaissement du viaduc de Gennevilliers vient rappeler les automobilistes franciliens à la dure réalité. Et c’est tout l’ouest parisien qui s’englue dans les bouchons. Dans son désarroi, la capitale n’est pas seule: l’emblématique Vallée de l’Arve continue elle aussi d’étouffer… Nicolas Hulot a beau présenter des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique et de qualité de l’air, la situation ne devrait pas s’améliorer à court terme. Réduire les émissions de CO2 et de polluants est une chose, développer les alternatives à l’autosolisme en est une autre, mais les effets seront longs à se concrétiser.

Sauvegarde.

À court terme, il semble donc nécessaire à la fois de soutenir une mobilité plus efficace et moins polluante, et en même temps d’améliorer les conditions de circulation sur le réseau routier français. C’est ce qu’a reconnu la ministre des Transports, Elisabeth Borne, le 15 mai, en annonçant au Sénat un plan de sauvegarde des routes nationales. Dès cette année, l’enveloppe consacrée à l’entretien et à la modernisation des routes passera de 800 millions à 1 milliard d’euros. Et des objectifs d’amélioration seront fixés tous les cinq ans à partir de 2022, a-t-elle précisé. De quoi sauver le viaduc de Gennevilliers… mais cela sera-t-il suffisant pour mettre le réseau à niveau, alors que le développement des véhicules connectés nécessite des infrastructures communicantes?

Défis.

Dans la période de profondes mutations que nous traversons, la mobilité concentre les problématiques liées aux changements de modèles. Or il est impossible de faire disparaître les voitures diesel et les bouchons d’un coup de baguette magique, pour les remplacer par un paradis où circuleraient uniquement des transports en commun attractifs et des navettes autonomes, dans un doux et silencieux ballet technologique. Gérer et organiser la transition, voilà des défis bien réels. Au-delà des évolutions comportementales, c’est bien l’ensemble des politiques de déplacements qui doivent être interrogées. La Loi d’orientation des mobilités, attendue au printemps, puis repoussée à l’automne, devrait apporter une partie des réponses.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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