Durant cinq mois, des transporteurs d’Occitanie testent des cars au GNV. Les premiers retours sont positifs, même si les questions liées à l’avitaillement et à l’amortissement des investissements restent ouvertes.
D’avril à août, les autocars Ortet et Verbus, ainsi que la Régie départementale des transports de la Haute-Garonne, testent sur les routes d’Occitanie des véhicules prêtés par Scania et Iveco. À la manœuvre, le Groupement des transports publics 31 et l’Organisation des transporteurs routiers européens (Otre). Opérateurs de transports, constructeurs, transporteurs et distributeurs de gaz se sont retrouvés à la gare routière de Toulouse pour présenter le dispositif et les premières observations. Ainsi, les deux conducteurs des autocars Ortet, qui ont essayé un car Scania sur la ligne régionale Saint-Girons – Foix, en Ariège, ont fait remonter « des impressions plutôt positives, une souplesse d’utilisation », transmet leur directeur, Thierry Ortet. Quant à la consommation « elle est similaire à celle du diesel ».
Chez Verbus, trois conducteurs ont expérimenté le même véhicule Scania pendant quinze jours, de même qu’un 19 places d’Iveco affecté au transport scolaire en région toulousaine. Eux aussi constatent un moteur moins bruyant pour une consommation et un confort de conduite équivalents. « La seule inconnue pour moi, c’est l’entretien », précise Frédéric Laurens, chargé des relations extérieures chez Verbus. Évoquant le surcoût des véhicules par rapport au diesel, il espère un possible allongement de leur durée de vie, qui est d’une quinzaine d’années actuellement. « Nous avons besoin de visibilité sur la durée d’utilisation de ces investissements », ponctue Clément Verdié, président du groupe Verbus-VTO Voyages.
Autre bémol: l’avitaillement. L’Occitanie compte huit stations GNV. La moitié s’est ouverte ces derniers mois, dont celles de Saint-Girons (société Defa) et Toulouse-Fondeyre (Gaz’Up). « On vise une vingtaine de stations d’ici 2020 pour mailler le territoire », rappelle Charly Enjalbert, ingénieur chez GRDF. Et d’évoquer l’augmentation de la production de bioGNV en Occitanie, qui entend devenir la première région à énergie positive.
