Jean-Michel Lattes. Nous essayons de mettre en place un réseau complet. Avec notamment la troisième ligne de métro, c’est là qu’il nous faut construire la toile d’araignée, avec un système adapté à la densité. Au centre-ville de Toulouse, il y a le tramway, qui complète le réseau du métro. En 2014, nous avons lancé les bus Linéo. L’idée est d’aller le plus loin possible dans les territoires pour mettre les usagers en connexion avec les systèmes de transports lourds. Et nous allons compléter avec des bus aux dimensions des territoires concernés. Au plus loin, il y a les transports à la demande avec des navettes de petite taille.
J.-M. L. Il y a d’abord la troisième ligne, dite Toulouse Aerospace Express. La caractéristique des deux premières lignes est de converger vers le centre. La troisième, elle, passera au nord, dans les faubourgs et s’éloignera de l’hyper-centre pour desservir des territoires plus éloignés, avec cinq points d’interconnexion avec le train.
Cela correspond à 55 % du PDU, qui se monte à 3,8 milliards d’euros. Il reste donc 45 % pour les autres projets, comme l’extension du tram T1 jusqu’au Pex [NDLR: le futur par des expositions au nord-ouest de l’agglomération], le déploiement des lignes Linéo… Il y a aussi une réflexion très importante pour la ceinture sud.
J.-M. L. Le premier maillon est le téléphérique urbain, qui ira de l’Oncopole à l’université Paul-Sabatier en passant par le CHU Rangueuil. Nous réfléchissons à le prolonger jusqu’à Montaudran et Malpère [NDLR: zones en développement à l’est], mais aussi à l’ouest, vers le terminus de la ligne A. Ce qui veut dire qu’il y aurait trois points de connexion avec les trois lignes de métro.
Nous envisageons aussi de prolonger cette ceinture vers Tournefeuille, Colomiers et Blagnac, avec un site propre bus, puis, en fonction de la densité, pourquoi pas un tramway. Avec ça, nous aurons un réseau qui couvrira l’aire urbaine toulousaine. Mais cela nécessitera une sorte de big-bang des transports en commun dans les territoires, comme avec la reprise du réseau du Muretain en début d’année, et celle de Colomiers il y a deux ans.
J.-M. L. Le PDU concerne aussi les modes doux. Tisséo réunit tous les acteurs. Si l’on travaille ensemble sur de grandes pistes comme les réseaux express vélo, on peut déposer des dossiers européens. Nous avons de très bons chiffres sur Toulouse, mais pas sur les liaisons interbanlieues. Il y a plusieurs raisons à cela: la Métropole est très étendue et l’on n’a pas fait le travail de mettre en place des axes adaptés.
J.-M. L. Depuis le 1er janvier, la compétence n’est plus au département mais revient à Toulouse Métropole. C’est un travail en commun avec tous les maires. Nous avons des dossiers en retard, on en relance toute une série en définissant une hiérarchisation, comme le pont au nord du Pex dont on parle depuis 20 ans.
J.-M. L. Il ne faut pas se la représenter comme un grand cercle, mais comme une succession d’aménagements pour désaturer la rocade: avec un barreau qui partira de Saint-Jory, passera le long du Pex, et longera l’aéroport. À l’est, nous travaillons avec la Préfecture sur le projet d’autoroute Toulouse-Castres.
