Le titre professionnel de conducteur d’autocar a été renommé et dépoussiéré par un arrêté du ministère du Travail publié le 18 avril dernier. La version en vigueur jusqu’alors datait de 2008. Le point sur les nouveautés qui entreront en vigueur au début du mois d’août.
Il avait dix ans. Le titre professionnel de « conducteur du transport routier interurbain de voyageurs » sera abrogé le 8 août 2018 au profit d’un autre titre, celui de « conducteur de transport en commun sur route ». Il a été créé par un arrêté du ministère du Travail
Deux types de candidats au titre professionnel sont à distinguer: ceux ayant suivi une période de formation en cohérence avec le titre, et ceux qui sont dans un parcours de validation des acquis de l’expérience (VAE).
Ceux de la première catégorie doivent avoir suivi un nombre d’heures minimales de formation. Pour les candidats qui n’ont pas le permis D au moment de leur présentation à la session d’examen
Autre nouveauté: l’arrêté précise que deux heures effectives de conduites individuelles sont consacrées à la conduite nocturne lors de la formation. D’avril à septembre, ces heures peuvent être réalisées sur simulateur. Leur formation doit également comprendre: l’obtention d’une certification aux premiers secours
Les candidats non-titulaires du permis D sont soumis à trois épreuves anticipées, passées à l’issue d’une durée de formation comprise entre 175 et 245 heures: un questionnaire professionnel et deux mises en situation professionnelles (prise en charge et maniabilité, et conduite). Pour les candidats titulaires du permis D ou les candidats en VAE, ces épreuves sont passées au cours de la session d’examen
Les candidats qui se présentent à la session d’examen dans un parcours de VAE sont soumis à des modalités particulières. En particulier, ils sont dispensés de l’épreuve du questionnaire professionnel de l’épreuve anticipée et de la détention du certificat relatif aux premiers secours. Par contre, ils doivent logiquement justifier de la détention du permis D, d’une attestation de FIMO ou d’une carte de qualification de conducteur.
(1) Arrêté du 9 avril 2018, Journal officiel du 18 avril 2018.
(2) Le permis B est obligatoire dans tous les cas.
(3) Au choix, trois certifications: sauveteur secouriste du travail (SST), acteur prévention secours dans le secteur du transport routier de voyageurs (APS-TRV), prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1).
(4) Pour rappel, les candidats en validation des acquis de l’expérience (VAE) sont dispensés du questionnaire professionnel lors de ces épreuves anticipées.
