La région Nouvelle Aquitaine et SNCF Mobilités partent à la reconquête de la clientèle TER. En effet, depuis avril et le début de la grève à la SNCF, la fréquentation des TER a en effet chuté de 33 %. « Il s’agit de relancer la dynamique commerciale stoppée par la grève, explique Philippe Bru, le directeur régional de SNCF Mobilités. Le nombre d’usagers dans les TER avait augmenté de 12 % au premier trimestre 2018 et le taux de régularité n’avait jamais été aussi haut depuis dix ans, avec 93 % de trains à l’heure. » Renaud Lagrave, vice-président de Nouvelle-Aquitaine en charge des transports, acquiesce: « Avec une fréquentation des TER qui augmente de 20 % chaque été en Nouvelle-Aquitaine, et 72 % des touristes qui sont néo-Aquitains, la période estivale est propice à un plan de reconquête. » Celui-ci s’appuie sur une politique tarifaire agressive. Ainsi, 500 000 billets vont être mis en vente à partir de 4 €, permettant, par exemple, un aller-retour Saintes-La Rochelle à 20 € ou un Limoges-Lac de Vassivière (formule TER+car) à 5 €.
Tous les nouveaux bacheliers pourront par ailleurs bénéficier d’un billet gratuit aller-retour en TER le jour de leur choix sur toute la Nouvelle-Aquitaine et, tous les dimanches de juillet et d’août, les abonnés pourront voyager gratuitement sur tout le réseau régional. Avec bien sûr comme objectif que ces bénéficiaires s’abonnent ou se réabonnent à la rentrée. Tarifs spéciaux également pour se rendre dans les principales manifestations de la Nouvelle-Aquitaine. Avec, par exemple, un billet à 12 € depuis Dax, Hendaye ou Saint-Jean-Pied-de-Port pour aller aux fêtes de Bayonne. « Il faut relancer la machine d’abord cet été, et être déterminés pour la rentrée », estime Renaud Lagrave qui prévoit de poursuivre ce plan de relance en septembre avec « des annonces spécifiques pour les abonnés ».
Les grèves SNCF continuent à profiter aux autocaristes, appelés à la rescousse. Après un pic au début de la grève, en avril, le surcroît d’activité est estimé à 30 %. Pas toujours facile de répondre à la demande au mois de juin, traditionnellement bien rempli. Et quand les mouvements sociaux du secteur aérien viennent s’ajouter aux arrêts de travail des cheminots, les programmes sont encore plus chargés. Les choses devraient toutefois revenir à la normale, après l’adoption jeudi 14 juin de la réforme ferroviaire par le Parlement. L’État et les partenaires sociaux sont engagés dans les négociations de la future convention collective du ferroviaire, sous l’égide de l’Union des transports publics (UTP). La CGT et Sud Rail ont indiqué qu’ils souhaitaient poursuivre la grève afin de peser sur les décisions. Les autres syndicats, au rang desquels la CFDT et l’Unsa ferroviaire, se sont déclarés satisfaits des garanties obtenues (notamment sur la reprise de 35 milliards de dette par l’État, et sur l’engagement à ne pas privatiser la SNCF), opteront pour d’autres formes de mobilisation. S. G.
Bucarest vient de commander 400 bus à la société turque Otokar. Les véhicules seront livrés en 2018 et 2019. En plus d’offrir des autobus urbains de nouvelle génération, l’entreprise fournira également des services après-vente pendant huit ans. Actuellement, plus de 35 000 bus de la marque sont en circulation dans 50 pays.
Un jeune migrant a été trouvé à Paris début juin, alors qu’il se cachait depuis deux jours dans le compartiment moteur d’un autocar reliant le sud de la France à la Grande-Bretagne. C’est le chauffeur d’autocar écossais qui a fait cette découverte alors qu’il faisait une pause avenue des Nations-Unies, dans le 16e arrondissement de la capitale. Après avoir entendu du bruit, il a découvert le migrant coincé sous le moteur, avant qu’il ne soit dégagé par les sapeurs-pompiers.
