Ludovic Jourdain. Nous avons, tout d’abord, à gérer les phases travaux sur la ligne 3 du tramway. Au-delà d’une première interruption de desserte lors des vacances de Pâques dans le secteur Châteaucreux, une seconde est d’ores et déjà programmée cet été. Elle durera huit semaines. Ces interruptions sont indispensables pour nous permettre de garantir la date de mise en service prévue du prolongement.
Au préalable auront été assurées les formations des conducteurs à partir du premier semestre 2019, les essais du tramway sur l’extension débutant à l’été suivant. Durant cette période, les agents seront familiarisés avec l’exploitation en tiroir à la Cité du Design, une première sur le réseau stéphanois.
L. J. Le réseau stéphanois est d’autant plus à la pointe de l’innovation que nous raisonnons autour du concept MaaS (Mobility as a Service). Il en a découlé la mise en place par Saint-Étienne Métropole, avec l’appui de Transdev, de l’application Moovizy Saint-Étienne en mai 2016. Elle permet d’accéder à l’information en temps réel sur l’ensemble de l’offre de mobilité du bassin de vie de Saint-Étienne Métropole. Quant à l’application m-ticket, complémentaire à la première, elle permet d’utiliser son smartphone comme titre de transport. L’application Moovizy qui constitue une première française connaît un grand succès. Elle a déjà fait l’objet de plus de 120 000 téléchargements.
Nous avons aussi remplacé notre système d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs (SAE), qui datait de vingt ans, au premier semestre 2017. Ce nouveau SAE IV (information des voyageurs) nous permet de fiabiliser le suivi des véhicules et de fournir des indications en temps réel aux voyageurs sur de nouvelles bornes et écrans TFT à bord des véhicules. Ces deux nouveautés qui ont précédé la réorganisation du réseau intervenue en septembre 2017 ont eu un impact sur le niveau de fréquentation du réseau. A une croissance limitée à 0,5 % en 2016 a, en effet, succédé une progression de nos trafics de 4,5 % depuis le dernier trimestre 2017.
L. J. Je tiens, au préalable, à rappeler que cette DSP a débuté en juillet 2012 et qu’elle se terminera en juin 2021. Il y avait en particulier six critères qualité de service. Ils sont tous en constante amélioration depuis le début de la DSP. Ainsi, la ponctualité tram et bus atteint, désormais, les 91 %. La lutte contre la fraude enregistre, également, de bons résultats. Le taux de fraude apparent est de l’ordre de 3 % sur les plus de 8 % de services assurés que nous contrôlons. Les résultats sont tout aussi bons pour la propreté (plus de 92 % des véhicules conformes), l’informations aux arrêts (95 % de conformité), l’accueil des conducteurs (99 %) et les délais de remise en état suite à dégradation (100 %).
S’agissant de l’accueil des personnes à mobilité réduite, tous nos véhicules seront accessibles à l’été 2018. Tous ces efforts ainsi que ceux ayant trait à l’innovation devraient nous amener à conquérir une nouvelle strate de clientèle à l’avenir.
