Marc Petit. Il est le symbole du pragmatisme, de l’ambition et du réalisme que nous cultivons en partant de l’évolution des besoins des usagers. Ainsi, nous avons toujours maintenu le tramway qui a, pour particularité, d’être à voie métrique. Nous avons, par ailleurs, conservé le trolleybus. Surtout, depuis le 1er septembre 2017, nous avons créé une nouvelle offre avec la réalisation de sept lignes métropoles de bus qui sont autant de lignes majeures. Grâce à l’arrivée de nouvelles rames à plancher bas intégral, nous avons, également, pu mettre en place un véritable train de trams, la cadence ayant été portée à 2 mn 30 sur le tronc commun (lignes T1 et T2 – NDLR). Enfin, l’offre de transport à la demande, testée dès 2005, a été considérablement renforcée avec la création de dix lignes supplémentaires. Nous avons, ainsi, pu relancer une dynamique. Les résultats en sont très positifs et le seront encore plus avec la poursuite du déploiement de l’application Moovizy à partir de 2019. Elle constitue la traduction de notre volonté de stabiliser la part automobile dans les déplacements.
M. P. La priorité des priorités, c’est le tramway car c’est une véritable locomotive pour le développement du réseau. Nous lui consacrons près de 80 millions d’euros dans le cadre du prolongement de la ligne 3 mise en service en 2010. C’est l’investissement phare de notre territoire. Il convient, en effet, que la part des transports en commun augmente significativement. Le tramway va, également, être l’accélérateur d’un aménagement urbain important. Mais je trouve regrettable que l’État n’ait pas apporté son aide à cet investissement et ce, alors même qu’on insiste sur la transition énergétique. Nous allons, en la matière, continuer à être pragmatiques en relançant le trolleybus. Là encore, nous espérons avoir des aides de l’État. Nous allons, enfin, renforcer l’usage du vélo en poursuivant le développement du système Vélivert.
M. P. Au plan des dessertes ferroviaires, un effort très important avait été fait par l’État et les collectivités pour l’électrification de la ligne Saint-Étienne-Firminy lors du contrat de plan État-Région 2005-2010. Les résultats ont été à la hauteur avec une augmentation forte du nombre de TER. Malheureusement, nous n’avons plus de comité de ligne depuis décembre 2015. Il y a donc une inquiétude grandissante, celle de casser la dynamique de la ligne.
Pour la création de l’autoroute A45 devant doubler le lien existant entre Saint-Étienne et Lyon, nous n’attendons plus que le feu vert de l’État. Toutes les collectivités territoriales sont mobilisées sur ce dossier compte tenu du niveau de saturation de l’A47.
