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Boucles

Dilemme.

Les coureurs de la Grande Boucle ont-ils effectué leur transition énergétique? Certes, le vélo ne pollue pas l’atmosphère, mais sa pratique peut s’avérer dangereuse pour la santé, à certaines conditions… Quant au Parisien moyen, il peut lui aussi se poser la question: le vélo est-il la bonne option pour préserver la qualité de l’air? Ou faut-il préférer l’autopartage électrique? La réponse dépendra en grande partie de la disponibilité des offres. Ou plutôt de leur indisponibilité. Entre un Vélib’ toujours à la peine et Autolib’ qui se prépare à couper le contact, le meilleur choix sera la marche à pied ou le métro.

Report modal.

Dans la Capitale, les alternatives à la voiture en solo semblent nécessiter l’implication de nouveaux acteurs, constructeurs automobiles ou startup spécialisées dans les services entre particuliers… Il est curieux que, au nom de l’intérêt général, les élus parisiens n’aient pas cherché à mettre en place un système d’autopartage qui présente la meilleure équation coûts-bénéfices. Difficile avec des véhicules électriques, et encore plus en free-floating… Si l’objectif est de soutenir le report modal et la démotorisation, un système d’autopartage en boucle serait bien plus efficace. Or, les études ont montré qu’Autolib’ avait favorisé les déplacements automobiles, en garantissant le stationnement.

Rentabilité.

Certes, Autolib’ a souffert du développement des VTC, et particulièrement du phénomène Uber, qu’il était difficile d’anticiper en 2011. C’est bien connu, rien n’est plus facile que de prévoir l’avenir après coup. Mais il n’est pas non plus interdit d’apprendre de ses erreurs… Les prévisions de rentabilité données par Renault ou Peugeot aujourd’hui ne sont pas plus fiables que celles de Bolloré il y a sept ans. Les conséquences seraient différentes, en l’absence de contrat de concession. Et tant pis pour la pérennité du service, si l’un ou l’autre décide de jeter l’éponge à terme. Le foisonnement d’initiatives en matière d’autopartage et la communication qu’elles génèrent masquent aussi le désengagement du syndicat mixte Autolib’. Et l’abandon d’une offre de qualité à l’échelle de la Métropole.

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Auteur

  • Sandrine Garnier
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