L’automobile reste un mode de déplacement majeur pour les Franciliens avec plus de 15,5 millions de déplacements quotidiens, soit près de 38 % des déplacements. Par ailleurs, la voiture reste un mode de déplacement majoritairement individuel, avec seulement 1,06 occupant à bord en moyenne pour les déplacements domicile-travail. La région dispose d’un réseau de voies rapides exceptionnel par la finesse de son maillage. Trois rocades (la Francilienne à l’est, l’A86 et le boulevard périphérique) permettent de relier entre elles les nombreuses radiales pénétrant sur le territoire. Dans ce contexte, optimiser l’usage du réseau magistral, en augmentant le nombre de passagers par véhicule est un enjeu majeur, en développant par exemple les bus express et le covoiturage. Pour renforcer les 4 lignes de bus express existantes, 15 lignes seront renforcées et 6 lignes seront créées ou restructurées d’ici à 2020.
Le développement des bus express en Île-de-France nécessite l’aménagement de pôles d’échanges multimodaux sur les voies rapides régionales, à l’image de la gare routière de Briis-sous-Forges (Essonne). L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU IdF) a mené une étude sur le sujet. Sur l’ensemble du territoire régional, 26 sites ont été retenus mais ils ne forment que 22 localisations de pôles. En effet, quatre portions d’axes (symbolisées sur la carte ci-contre par des « crochets ») constituent des zones où plusieurs localisations semblent opportunes, mais où une seule doit être choisie et suffira vraisemblablement à la demande. C’est le cas de la portion sud de la RN20 pour les sites d’Avrainville et Etréchy, du sud de la A6 entre Saint-Germain-sur-École et Arbonne-la-Forêt, de la A5 entre Crisenoy et les Ecrennes, et du secteur situé entre Le Pin et Claye-Souilly au nord de la Seine-et-Marne.
